240_F_109747663_zJucM9VFaKjTN2bPvzYpWKXgCRQbFj74Il n’est plus à prouver que s’aimer soi est un prérequis à l’amour de l’autre. Il faut  de nombreuses années pour apprendre qui nous sommes et prendre une juste place dans sa vie. Cela pourrait en décourager plus d’un à se lancer dans l’aventure pour éviter de souffrir ou faire souffrir ! Et pourtant…

 

 La relation est un lieu d’apprentissage

 

La relation est un lieu très riche d’apprentissage sur soi et sur l’autre. Ce sont des chemins de développement personnel et si nous arrivons à calmer nos démons, des terrains de bonheur et d’exaltation !

Il y a lieu donc de rassurer et d’encadrer toutes les tentatives relationnelles nouvelles qui s’annonceraient à nous. Et d’oser avancer sur la route de la rencontre.

 

Bien souvent, nos relations sont faussées et dysfonctionnelles. Nous appréhendons la relation et la personne en face de nous avec nos propres mots, nos propres représentations, notre histoire, nos blessures, nos cellules etc. ; et la personne en face de nous fait la même chose. Nous sommes piégés par le mental. Si nous en restons là, de nombreuses tentatives seront vaines et de nombreuses souffrances viendront se greffer, nous abandonnerons sans doute avant de nous y perdre… parce que nous chercherons à nous protéger… le cœur. L’amour ne pourra exister.

Cette conduite peut mener à une grande solitude et un manque d’estime pour soi, si ces situations sont plutôt subies par protection. Quel dommage de se faire autant de mal à soi même.

 

Observer la situation pour sortir du statut de victime

 

Reconnaître et accepter qui je suis avec mes difficultés et qui est l’autre avec les siennes permet une grande libération. Car nous cherchons alors à évoluer, à en sortir, plutôt que de subir ce qui ne nous convient pas. Si nous reconnaissons que nous sommes en désaccord avec nous même, nous créons l’accueil et le calme en nous. Chaque désaccord nous amène vers une meilleure compréhension. Le désaccord se manifeste souvent sous forme d’une émotion, d’une tension. Observer cela en nous, donner de la place à cela,  permet de cheminer en soi.

Ensuite,  mettre cela en contact avec l’autre à travers la communication est une étape vers une possibilité de développement.

Pourquoi ne pas coopérer pour construire une relation, au lieu de poursuivre un idéal ( ce que l’autre doit être pour moi)

 

Lorsque je communique avec l’autre en prenant soin de cette communication, je peux développer une connaissance, pas une émotion. Je m’observe et j’apprends, sur moi et sur l’autre. La communication « émotionnelle » (ce que je ressens) et respectueuse  et une connaissance de soi (je suis cette personne, voilà mes forces et mes faiblesses) est une façon de mettre en place une relation plus harmonieuse. Je suis capable de respecter l’autre à partir du moment où je le connais et où je connais nos limites. Je suis capable de respecter l’autre et moi si je m’aime. Je suis en mesure d’être plus authentique et de générer moins de souffrance dans ce que nous vivons ensemble.  A partir du moment où l’on désire construire du lien, il est indispensable de communiquer son mode d’emploi à l’autre pour que la relation soit plus riche et basée sur la liberté d’être.

 

La relation est un lieu pour partager des « entiers » ensemble

 

Nous pouvons coopérer pour construire une relation plus juste. Je vais t’aimer pour ce que tu es, et pas parce que j’ai besoin de toi. Si mon Ego est plus en paix parce que je m’aime assez et que je fais tout ce qui est bon pour moi, dans ce cas, je ne vais pas te demander de m’apporter ce qu’il faut pour que je sois heureux, je sais exactement répondre à mes besoins. L’autre viendra partager ma joie de vivre, et non la construire. Cela allège considérablement la relation.

 

 

Notre passé nous enferme, changeons nos représentations

 

 

Il arrive que des couples de plus de 20 ans arrivent en thérapie conjugale avec l’impression de ne pas ou plus connaître l’autre. C’est normal, nous n’apprenons pas à communiquer l’émotion, le ressenti, parfois même nous ignorons ce qui se passe en nous. Cela génère de la peur qui a pris racine dans notre histoire : comment nos souffrances étaient reçues dans notre passé ? Si elles ont eu de la place, on pourra plus facilement les exprimer sans crainte, si elles ont été bannies, elles auront du mal à se montrer. Elles peuvent même construire une image très négative de nous même.

Le développement de cette communication émotionnelle est possible, face à des personnes respectueuses et qui vont être capable de recevoir vos émotions sans jugement, sans contrainte. Choisissez les bonnes personnes à qui parler …

 

Certaines attitudes semblent très appropriées à ce chemin vers soi et vers l’autre. Que ce soit au niveau de vous même ou des personnes qui vous écoutent.

  • Le Lâcher prise du mental (de nos représentations, de nos croyances, de nos expériences négatives)
  • L’absence de jugement (d’abord sur soi même)
  • L’ouverture qui permet d’avancer plutôt que de résister (tout ce que je vis est un apprentissage)
  • La Bienveillance envers soi et envers l’autre lors de la prise de conscience de ce qu’il se passe.

 

 

Prendre soin de son propre bonheur, est bien une priorité pour être heureux et pour apporter du bien être à notre relation. Soignez l’amour de vous même. Prenez votre bien en urgence et devenez acteur de votre bien être.

 

Sophie Mercier

Coach en Mincithérapie®

Conseillère conjugale et familiale.

 

 

 

 

 

About Sophie Mercier

Thérapies, accompagnement de l'individu, du couple et de la famille, conférences.

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