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Le défi des couples et Familles en confinement

 

Ce vendredi, j’écoutais Robert Neuburger lors d’une conférence en ligne, avec 14OO participants.

 

C’est une évidence, le confinement nous amène à des difficultés de vie en commun et de partage de territoire. Ce sont des notions souvent abordées dans nos consultations et parfois encore plus importantes dans le quotidien des familles recomposées.

 

Voici quelques idées que je retiens de ce moment :

Lors de ce confinement, nous sommes en « obligation » de revoir les notions d’intimité. Cela peut poser des problèmes dans les familles, dans le couple, car nous n’avons plus la possibilité d’échappatoire.

Or, il est absolument indispensable, pour chacun de nous, pour notre sécurité personnelle et identitaire, d’avoir un territoire privé, dont personne ne peut disposer.

Ce territoire privé, nous donne une certaine consistance au sentiment d’existence de l’individu, du groupe et de la famille, insiste monsieur Neuburger.

 

Ce confinement va faire apparaître trois grandes difficultés :

 

Une structurelle : comment partager l’espace dans lequel nous vivons pour en avoir une partie privée chacun, pour avoir de l’intimité ?

Comment allons nous gérer la salle de bain, la cuisine, le salon ?

Particulièrement difficile aussi pour les parents qui seraient en télétravail et qui auraient les enfants autour d’eux.

Une antérieure ; le couple et la famille qui avaient des difficultés larvées, mais gérables grâce aux échappatoires, aux sorties, aux activités extérieures, risquent de voir éclater les conflits dans ce moment. L’insupportable même.

Une institutionnelle, car nous sommes enfermés ensemble dans ce lieu et dans le manque d’expression, d’avis extérieur, certaines personnes pourraient se voir confrontées à la désinformation. Ce qui n’est pas le mensonge (Monsieur Neuburger insiste sur le fait que le mensonge peut être une bonne chose parfois) alors que la désinformation est l’action de faire croire à l’autre une idée qui ne peut être vérifiée par un tiers, et remettre en question la perception de l’autre. Cela peut être donc manipulatoire, et dangereux, surtout en période de détresse.

Les dangers qui peuvent apparaître dans ce moment de confinement,

seraient :

L’envahissement d’un territoire : les enfants qui prendraient le lit conjugal comme salon, par exemple.

L’infraction de l’intime de l’autre : l’un des membres de la famille prend des décisions seul, sans tenir compte de l’avis de l’autre, il prend possession de l’autre, sans en tenir compte.

Lorsque la limite se transforme en frontière. « Je prends cet espace pour moi sans tenir compte des autres »

Lorsqu’on trahit ce que fait l’autre : par exemple,  un des membres de la famille raconterait aux autres les secrets de l’un d’eux.

SI l’un des membres a introduit dans le lieu de vie commune des éléments potentiellement dangereux (de la drogue par exemple) et qui met en danger tout le groupe. Ou j’imagine aussi, ne pas tenir compte des mesures de sécurité et mettre tout le monde en danger.

Si l’on ne tient pas compte de la limite de l’autre, des autres, parce qu’on est confinés. Je ne respecte pas ton avis, ton lieu, ton intimité, ton désir, ton corps…

 

Alors que faire ?

Il est indispensable de comprendre que chaque personne doit trouver un coin bien à lui, et que ce coin soit respecté. Un espace, un tiroir, un moment…

Pour les parents qui seraient en conflit à cause de ces changements d’habitude, de territoire, de pouvoir, Monsieur Neuburger propose quelques pratiques intéressantes dont les vacances parentales : ce principe permet de déterminer qui est à la gouvernance et d’alterner.

Je prends les décisions pour les enfants et la famille pendant X jours puis c’est toi.

Il dit très justement qu’une usine ne fonctionne pas avec deux patrons.

Nous pouvons aussi instaurer le tour de rôle de la responsabilité d’un territoire. Cette semaine, je suis responsable de la salle de bains, ou de la cuisine… ce n’est pas le moment de se mettre en guerre pour la façon différente de chacun pour la réalisation des tâches…  Il est surtout recommandé de « lâcher prise «  du contrôle de l’un vis à vis de l’autre.

Il faisait référence aussi à la réunion de famille, afin que chaque personne puisse développer son appartenance au groupe et son autonomie (j’ajouterais son estime de lui aussi et l’apprentissage !)

Pour conclure donc cette intéressante approche, je vous parle de la réunion familiale et vous propose ce canevas pour la mettre en route

 

La réunion de famille

 

La première chose à faire, est d’avoir prévu un cahier pour inaugurer et commencer les séances familiales. Cahier de conduite dans lequel les membres de la famille vont collecter les questions, les idées, mais aussi les comptes rendu de réunion.

On va inviter les membres de la famille à cette réunion.

Prévoir un temps ensemble : au bureau, dans la cuisine, au salon. Du moment que c’est compris comme étant une réunion sérieuse. Tout le monde doit être présent.

Vous présidez la première réunion mais vous annoncer déjà que ce rôle va tourner.

On peut prendre la température et pour ce faire, on peut faire passer la météo des émotions ou construire un plan météo de l’humeur : soit avec des icones, soit avec des modèles imprimés d’internet, soit avec des emojis… cela peut être construit ensemble !. Et répondre à la question chacun à son tour : Comment je me sens aujourd’hui ?

Pour ce genre de réunion, il est important de rappeler que l’on s’écoute et que l’on parle de soi ( vous pouvez vous référer à une chartre familiale, en construire une ou vous inspirer sur internet ). C’est un apprentissage important pour que cette réunion ne parte pas en règlement de compte et en dispute (ce qui vous ferait vite abandonner !)

Il y a un ordre du jour.

La première réunion : c’est

  • Expliquer le principe de la réunion
  • Expliquer la présence du cahier de bord dans votre vie de famille
  • Expliquer l’idée de l’entreprise familiale – nous allons répartir les fonctions et les actions pour que chacun puisse participer à la vie de famille et apprendre de nouvelles choses. Comme dans une entreprise, chaque personne contribue à la bonne réussite selon ses compétences.

 

Vous donnez aussi le rôle de secrétaire à un membre du clan (votre compagnon ou un de vos plus grands. Si les enfants sont trop petits, vous pouvez les faire dessiner dans le cahier etc…

Ensemble, vous réfléchissez aux tâches que vous pouvez répartir. Aux activités que vous aimeriez partager.

Chacun peut essayer une nouvelle tâche, action, cette semaine.

La réunion suivante, on verra si c’est Ok ou pas.

 

Je précise qu’au plus vite vous mettrez ce genre de réunion en route, au plus facile cela se passera. Je pense que c’est un réel défi de le mettre en place pendant l’adolescence des enfants. Mais c’est le défi est aventure et apprentissage !

Expliquez le rôle du cahier et où il se trouve. On peut y inscrire des idées, des difficultés ou des pistes à réfléchir pour la prochaine réunion.

Se donner rendez vous pour la prochaine fois, et laisser faire les choses. Le monde ne s’est pas fait en un jour, donc il se peut qu’il y ait des échecs, mais souvenez vous que les échecs sont de merveilleuses occasions de réparation et d’avancement ! Puisque vous êtes en train d’installer la réunion pour en parler, vous aurez des possibilités de rectifier le tir à chaque fois !

 

Bravo à vous pour cette initiative, et la capacité d’instaurer de nouvelles choses dans cette nouvelle vie qui nous est proposée de vivre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Maman, papa,

Vous êtes peut-être à un moment de votre vie vous avez l’impression de ne pas avoir mis tout ça en place et cela se vous semble très lourd de le faire. Vous êtes face à vous même dans cette période de confinement et vous vous rendez compte qu’il est temps d’agir …

Ce n’est pas le moment de vous culpabiliser. La culpabilité est très lourde à porter, et au plus vous vous mettrez des choses lourdes à porter, au moins vous aurez de l’énergie pour vous alléger. Et c’est ce que vous avez besoin de faire : vous alléger !

 

A n’importe quel âge vos enfants peuvent commencer à apprendre l’autonomie. Prenez conscience à quel point c’est important pour vous de les autonomiser : pour vous libérer du temps, pour être plus fier.e de vous !

Voyez ces nouvelles actions comme des challenges, des défis à relever, des choses à gagner et beaucoup d’amour surtout. Ne perdez pas espoir, tout le monde y arrive !

J’étais institutrice, j’étais maman de quatre enfants, de six enfants en famille recomposée, j’ai cru que « tout faire «  était plus facile et la bonne façon d’aimer !

En tant qu’institutrice j’ai pu pendant 27 ans comprendre au plus profond de mes cellules à quel point lors ce que je distribuais les tâches au sein de la classe, je récupérais du temps et je développais l’estime de mes élèves. J’ai eu plus de mal à le mettre en place au sein de ma famille car mon attention maternelle, mon dévouement intense, mes démons à moi en tant qu’enfant, tout cela a fait que j’ai eu peur de les mettre en difficulté…

Alors que mon Ainé avait du mal à sortir de sa coquille à 4 ans et peur des autres, Il avait beaucoup d’asthme et cela me terrifiait, alors je le surprotégeais, je le couvais, et je faisais tout à sa place !

Une pédopsychiatre m’a aidée à le mettre en difficultés, pour qu’il apprenne l’autonomie et la défusion, pour qu’il soit en apprentissage.  Une des expériences les plus fondatrices de maman que j’ai vécu. Cela semblait très barbare d’un premier abord, mais quand on a la perspective et qu’on observe le résultat, on comprend bien la nécessité de mettre son enfant en expérience ! J’ai compris que j’étouffais mon enfant, « j’ai tout fait pour lui »…

Éduquer l’enfant vers le développement de son autonomie va lui permettre de devenir un adulte qui sera capable de prendre des décisions de faire des bons choix. D’assumer ses choix et ses actes, de s’épanouir, d’être créatif etc. Antoine a 25 ans aujourd’hui, il est adulte et responsable, gratitude à Agnès (la pédopsychiatre qui m’a aidée)!

L’enfant qui peut arriver à faire tout seul va avoir une meilleure confiance et une meilleure estime de lui. Il pourra faire face aux difficultés tout seul aussi, parce qu’il a appris tout ça.

Faire participer nos enfants aux taches ménagères va avoir des répercussions très positives :

  • Cela va permettre de renforcer les liens familiaux :

Dans une famille où on prend soin de chacun, des uns des autres en allégeant un maximum les tâches d’une personne : on va développer l’affectivité, l’amour, la communication, le co-apprentissage (apprendre l’un de l’autre) ,

des savoirs, savoir faire et savoir être vont pouvoir se déployer : il y aurait une énergie une une circulation d’amour dans cette famille où chacun participe au bien-être de chacun.

  • La famille va devenir comme une petite entreprise ou chacun est responsable de son bon fonctionnement. Chacun a une responsabilité pour que tout se passe bien. Tout cela va permettre de libérer du temps et de l’énergie pour la maman, le papa, pour le couple et pour passer de meilleur moment en famille avec nos enfants.
  • L’enfant qui est autonome développe de la bienveillance et de l’empathie envers son parent. En vivant la participation aux tâches, il comprend la notion de travail, d’engagement, de respect et de fatigue que peut ressentir la maman. La maman qui arrive à instaurer l’autonomie chez ses enfants, va aussi développer son estime d’elle-même. Elle va être fier d’avoir des enfants capables de prendre soin d’elle, de prendre soin entre eux et de leur vie familiale. Je vous propose de mettre en exercice un petit quiz test pour voir quel est le niveau d’autonomie de vos enfants et de vous mettre en réflexion concernant les axes à développer pour y arriver !
  • C’est aussi essentiel de mettre un cadre rassurant et d’avoir des repères. S’organiser permet la sécurité de tous !

 

Un bébé qui est dans son maxy cosy, ou dans le porte bébé participe déjà aux tâches si la maman ou le papa commente ce qu’il ou elle fait.

Un petit de 18 mois qui est dans la cuisine avec vous et peut déjà être curieux d’aller dans la vaisselle en même temps que vous, c’est là que vous pouvez lui confier les boites en plastique et lui demander de les remettre dans l’armoire par exemple. Pensez donc bien à placer les objets dans votre cuisine en fonction de cela : à sa portée, les objet qu’il peut toucher sans danger.

Chaque action réussie ou pas  (et c’est le « ou pas » est aussi à entendre), doit être renforcer positivement. Quoi que l’enfant fasse, il doit être gratifié pour ce qu’il a fait.

Émerveillez vous de tout ce qu’il fait, au plus il sera gratifié au plus il se mettra en expérience.

S’il fait une erreur, expliquez-lui que ce n’est pas grave et qu’il apprend. Rassurez le. Aidez le à réparer (ramasser ce qu’il fait tomber : utiliser la ramassette en le gratifiant d’apprendre cela en plus). Chaque expérience peut être codée, racontée comme positivement.

Vous pouvez aussi imaginer de décortiquer les tâches (comme une recette de cuisine) pour qu’il puisse participer au maximum à la gestion de la maison.

Veillez à organiser la maison en fonction de son âge : je pense par exemple à un porte manteau à sa taille, à des armoires organisées pour que ce soit réalisable.

Attention avec la peur que l’on peut avoir quand il essaie de nouvelles expériences : peur qu’il se fasse mal, qu’il casse les objets peut freiner l’autonomie… le parent doit se fâcher, très fort, s’il y a du danger (cela demande aussi de se questionner sur les réels dangers de la cuisine et de l’organiser pour éviter tout cela : voir annexe). L’enfant doit sentir le danger, il doit l’apprendre. Si vous avez peur parce qu’il prend un verre et qu’il risque de le casser, il y a de fortes chances pour qu’il n’ose plus y toucher. Par contre si vous les reprenez des mains délicatement en disant c’est un peu dangereux, on le cadre on le dirige sans lui faire peur.

 

Voici un tableau pour vous faire une idée de ce que l’enfant pourrait tenter de faire

Tableau des activités liées au quotidien de la maison à proposer aux enfants

Liste non exhaustive !

De 0 à 18 moisL’enfant participe avec vous aux différentes activités ménagères. Commentez un maximum vos actions, pour lui apprendre le vocabulaireA partir du moment où il est debout

Donnez lui des petites actions à faire : vider le Lave vaisselle, mettre dans le panier à linge, mettre un aliment dans le chariot etc…

 

2-3 ans

·      Ramasser ses jouets

·      Jeter les déchets (trier déjà !)

·      Faire des piles de livres

·      Mettre la table

·      Apporter des objets

·      Faire les poussières

·      Chercher du bois

·      Jardiner

4-5 ans

·      Nourrir animaux

·      Réparer les bêtises

·      Faire le lit

·      Arroser plantes

·      Préparer un gouter

·      Utiliser l’aspirateur

·      Essuyer la vaisselle

·      Ranger la vaisselle

 

 

 

 

 

 

6-7 ans·      Ramasser les poubelles·      Plier le linge

·      Eplucher

·      Trier linge

·      Ratisser

·      Faire une salade

·      Remplacer le rouleau de papier toilette

·      Arracher mauvaises herbes

·      Planter

 

 

8-9 ans

·      Remplir le lave vaisselle

·      Ranger les vêtements

·      Ranger les courses

·      Faire cuire des œufs

·      Faire un gâteau

·      Balayer

·      Promener le chien

·      Débarrasser la table

·      Faire le nettoyage de sa chambre

·      Laver la voiture

 

10-11 ans

·      Nettoyer salle de bain et la cuisine

·      Préparer un repas

·      Tondre

·      Raccommoder

·      Recoudre

·      Faire des courses

12 ans et plus ·      Laver les sols

·      Faire des petits travaux

·      Peindre les murs

·      Tailler les haies

·      Laver les fenêtres

·      Garder des enfants

·      Repasser

·

Bon travail à tous, et beaucoup de plaisirs à vous

 

Pourquoi consulter un conseiller conjugal et familial ?

 

Inspiré et illustré par le livre :

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Expert en dialogue conjugal et familial et en communication non violente, Le CCF

permet de rendre plus harmonieuse la communication et la relation dans le couple et la famille :

 

  • En identifiant les besoins de chaque personne mais aussi du couple, il peut explorer les valeurs, les représentations, les projets du couple, et permettre de développer sa construction, son évolution.
  • En permettant à ses membres de les exprimer de manière plus claire, à la première personne, sans généraliser, pour dédramatiser, pour se faire entendre, comprendre le langage de l’autre et ses représentations propres.
  • En sortant de l’attente que l’autre devine, de son idéalisation, de ses frustrations.
  • En apprenant à formuler sans reproche, en apprenant à calmer les « égos » de chacun, non pas pour donner raison à l’un ou l’autre mais surtout pour faire émerger la paix.
  • En cherchant à recréer un équilibre ou à trouver l’harmonie en tenant compte de la place de chacun

 

Il donne des conseils sous forme de pistes quand il est invité à le faire, sans jugement de valeur, sans position dominante.

 

Selon sa personnalité, il utilisera différents outils acquis dans ses formations. Ces outils peuvent être des bilans, des jeux, des exercices, en général en plus d’une écoute active et des reformulations.

 

Il est capable de réorienter si nécessaire vers un thérapeute plus spécialisé dans le domaine affaibli.

 

Pourquoi travailler ces pistes en couple ?

 

Le couple est un lieu où les conflits peuvent être présents, tant l’intimité, le partage, la place de chacun sont sollicités et les blessures anciennes peuvent être stimulées. Il sera donc nécessaire d’y apprendre à trouver, retrouver, nourrir

  • La confiance
  • La reconnaissance
  • La coopération
  • La créativité

 

Et cela peut s’apprendre ! Le CCF peut être considéré comme un pédagogue : il assiste le couple dans sa co-création, en le mettant en exercice et en co-évaluant avec lui les résultats, les remises en questions et les ajustements.

 

Il n’est pas toujours nécessaire d’être en crise pour consulter un CCF : il peut s’y travailler le bilan et les projets, tout ce que le couple met en réflexion, en apprentissage.

En cas de crise, le CCF permettra de faire circuler la parole en étant garant de la sécurité et du respect des personnes, et en les aidant à installer la méta-communication pour leur permettre de comprendre la crise.

 

Il n’est pas non plus indispensable de faire la démarche en couple (ou en famille) si vous êtes en questionnement dans votre relation. C’est aussi un lieu où l’on peut déposer sa réflexion individuelle pour sa vie relationnelle et sexuelle.

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Martin Seligman, la psychologie positive

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Martin Seligman, pionnier de la psychologie positive nous parle de cette approche qui observe autant les atouts que les faiblesses, les aspects agréables de la vie, une approche qui se préoccupe de rendre les gens plus heureux en ayant une vie agréable, engagée et qui a du sens.

 

Les scientifiques de la psychologue positive ont observé trois sortes de vies heureuses :

 

  1. La vie agréableoù de nombreuses émotions positives sont conscientes et amplifiées. Souvent répétée de façon héréditaire, la vie agréable peut être apprise dans l’éducation et la famille. Mais la capacité à vivre le bonheur de cette façon ne semble pas suffir : elle peut devenir une habitude et en diminuer ses effets de plaisir.
  2. La vie engagée : dans le travail, la famille, l’amour, les loisirs. Lorsqu’un de ces domaines nous fait perdre la notion du temps, nous éprouvons du bonheur.
  3. La vie qui a du sens. Lorsque nous sommes capables de comprendre nos actions et de voir ce qu’elles apportent, lorsque notre vie ressemble à une mission sur terre, lorsque nous développons la spiritualité, nous pouvons être très heureux et épanouis ;

Psychologie Positive

Ils remarquent que la troisième vie provoque un bonheur plus durable. Mettre du sens est un moteur pour rendre la personne heureuse. Ensuite, elle peut s’engager et éprouver du plaisir. Il y a donc une hiérarchie dans ces vies. La troisième rendant heureux plus durablement, ensuite la deuxième et la première.

 

Ne pas être malheureux n’est pas pour autant être heureux.

 

La capacité de vivre heureux ne dépend nullement des traitements et des thérapies traditionnelles (ceux ci permettent de soigner les dégâts, de remettre la personne à un niveau zéro, démonter le mal être etc…) car pour avoir un état de bonheur, cela demande une attention particulière, un développement de compétences que l’on peut acquérir.

 

Pour vous aider à développer le bonheur, Séligman propose d’identifier les points forts et de les organiser dans la vie pour les utiliser au maximum.

Il propose une grille d’analyse :

Le bien-être au sens de Martin Seligman a 5 composantes : PERMA en anglais
Positive emotion – émotions positives
Engagement – engagement
– positive Relationships – relations personnelles positives
Meaning – le sens
Accomplishment – la réussite

PERMA

et 6 vertus regroupant 24 forces

  1. Sagesse et savoir: créativité , curiosité , ouverture d’esprit , amour de l’apprentissage , perspective , innovation
  2. Courage: courage , persistance , intégrité , vitalité , zeste
  3. Humanité: amour , gentillesse , intelligence sociale
  4. Justice: citoyenneté , équité, leadership
  5. Tempérance: pardon et miséricorde , humilité , prudence , maîtrise de soi
  6. Transcendance: appréciation de la beauté et de l’ excellence , gratitude , espoir , humour , spiritualité

Les savoirs être qui peuvent être mis en place et vous permettre d’optimaliser le bonheur sont :

1° Développer la pleine conscience pour savourer chaque instant et accroître le plaisir

2° Développer la gratitude (faire des visites gratitudes : retrouver les gens qui nous ont fait plaisir et aller les remercier)

3° Identifier les points forts (en couple, les partager et les organiser) – voir la grille d’analyse ci-dessus.

4°Etre altruiste (faire des actions pour aider autrui)

 

La psychologie positive a observé que chez les personnes heureuses, il y a des conséquences heureuses qui sont observables chez chacun :

Ils sont socialisés

Ils vivent des histoires d’amour

Ils ont beaucoup d’amis.

Ces éléments observables ne sont pas des causes au bonheur, mais des conséquences.

 

Ce qui m’amène à conclure sur une bonne nouvelle ! Vivre tout cela, développer ses compétences et amener les savoirs être heureux dans votre vie, créer l’aptitude au bonheur est tout à fait réalisable ! N’hésitez pas alors : trouver vite les personnes pour vous enseigner et vous accompagner pour cela !

 

 

 

 

 

http://psy-hope.com/2018/11/le-test-scientifique-des-24-forces-de.html

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Célibat et apprentissage d’une meilleure façon d’aimer

 

Un moment sans couple est un moment particulièrement propice à la réflexion sur soi, sur l’amour de soi, sur l’engagement que l’on désire, sur sa propre identité, ses évolutions, ses apprentissages : ne le zappez pas !

 

Entourez vous de personnes ressources, des réflexions constructives sur ce que vous avez vécu. Ne remettez pas ce que vous avez de plus précieux (votre cœur) dans les mains de l’inconnu sans avoir compris l’histoire précédente, sans avoir digérer le contenu de la souffrance vécue. C’est risqué de reprendre la même histoire, avec d’autres acteurs. La vie nous propose de vivre les mêmes choses tant que nous ne prenons pas les bonnes décisions pour nous même.

 

Si chaque rencontre est vécue comme « expérience à vivre » cela permet de déjà sortir d’un statut de victime de l’autre. Qu’est ce que j’ai appris comme information sur moi dans cette relation, et d’actionner un mouvement libérateur.

 

La première information est de repérer dans la relation et les moments partagés, les attitudes qui ont stressé et les réactions vécues.  C’est parfois minime, mais c’est déjà indicateur.

Il est fort probable que nous sommes sauveurs si nous acceptons très souvent de nous accommoder d’attitudes stressantes pour nous. Une relation doit être fluide et heureuse. Pas stressée et blessante.

Mettre en conscience les attitudes qui peuvent déjà déterminer un type relationnel, va nous permettre de ne pas les reproduire. C’est en cela qu’il est important de faire des bilans relationnels.

 

Dans une relation, on est ou on n’est pas. On nait ou on nait pas.C’est un tord de croire que les sentiments, les inclinaisons peuvent arriver par la suite, ou de penser que l’autre va devenir à un moment donné un autre. Personne ne peut deviner ce que votre cœur est en train de vivre, il n’y a que vous qui le ressentez.

 

Pas d’acharnement thérapeutique pour les sentiments !

 

C’est fluide ou pas, c’est évident ou pas.  ET si cela était le cas et que cela a changé, il faut agir rapidement, sans patience. La guérison spontanée n’arrivera pas…  Il y a une action derrière chaque bonheur. Si la relation est heureuse c’est l’indication. Si je suis tel(le) que je veux être, et que l’autre reste souriant à cela, il n’y aura pas de stress.  Par contre, si vous vous adaptez à quoi que ce soit, c’est dangereux.

Nous pouvons être gentil, c’est indispensable, mais pas dans l’abnégation.

 

Ne faites pas « fi » de quoi que ce soit, c’est risqué de vous embarquer dans une toile difficile à vivre, vous méritez le meilleur pour vous même.

L’absence de patience est un très bon moteur de changement. Et aussi un acte respectueux pour soi.

 

Chaque relation est un apprentissage, chaque échange est un apprentissage. Nous sommes en chemin pour découvrir la meilleure façon d’aimer.

 

 

Quand la vie est perçue comme une aventure merveilleuse, elle est toujours gagnante.photo

Eveiller son couple, une journée pleine de satisfactions !

 

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soleil en moi

 

 

Cette journée pour se consacrer au couple démarre de notre constat à tous, de ne pas avoir ni le temps ni même l’idée de s’arrêter ensemble sur : «  sommes-nous toujours bien ensemble et comment pouvons nous mieux être ? »

Un constat sur lequel tous les couples pourraient se pencher avant de s’attrister devant la routine et son déferlement d’insatisfactions.

Certains heureux d’entre nous, se questionnent, s’activent et cherchent les solutions. Plusieurs outils sont possibles pour activer l’évolution du couple.

Que ce soit au travers d’un bilan de couple (Une idée éclairée par le médecin psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille : Robert Neuburger : qui propose cette intelligente et nécessaire exploration avec le couple sous forme de bilan, analyse de la situation conjugale actuelle, pour remettre à niveau les différentes catégories à négocier dans le couple : comment on gère l’argent, la famille, le travail, les tâches, notre intimité, …

Ou à travers d’une journée d’éveil au couple, comme nous le proposerons régulièrement, pour aborder cette aventure sous 3 formes : la verbale, la nutritionnelle et hormonale et la sensitive ou d’autres stages et activités à faire à deux.

Il y a donc plusieurs façons positives de faire avancer la relation et d’amener de l’ouverture au sein de son couple, afin de s’y sentir toujours en épanouissement.

Alors, soit, vous êtes des créatifs et vous nourrissez d’emblée votre couple ou alors, vous êtes dans la lune de miel et la PEA (hormone de la passion) vous drogue encore ou alors, vous êtes dans l’attitude « victime » du manque de soin du couple, croyance qui vous ne vous fera pas sortir de la routine…

Ce n’est pas ce que j’ai observé lors de cette journée d’éveil. Les couples arrivent, maladroits et distants et repartent souriants et proches. Comme si en effet, ces prises de conscience et ces exercices proposés sur le « nourrir ensemble » avaient eu l’effet escompté, grâce à la grande confiance des personnes participantes et leur bienveillance échangée, mais aussi grâce à la l’incroyable collaboration que nous entretenons dans ces différentes approches.

Nous avons constaté que l’alchimie de 3 professions complémentaires pouvait déboucher sur une évolution du couple.

D’entrée de gamme, nous leur ouvrons les portes de la communication, avec des exercices issus de la PNL, de la psychologie positive et de la verbalisation sur la relation. Comprendre en effet que celui avec qui nous communiquons est « autre » et comment en tenir compte pour faire passer nos messages, envies, désirs est un premier pas vers un mieux vivre ensemble. Quels sont nos objectifs de couple, nos vœux pour la suite. Nos pensées sont construites : nous pouvons donc, dans une démarche de communication positive, changer nos objectifs pour redéfinir notre relation. C’est dans cet atelier que nous travaillons nos constructions mentales, notre verbalisation.

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Ensuite, nous prenons le temps de découvrir, d’apprivoiser et de comprendre comment favoriser nos échanges chimiques et hormonaux pour modifier notre santé individuelle et relationnelle, notre humeur et notre capacité à être dans un présent heureux.

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Pour terminer la journée, nous nous retrouvons dans un écrin de douceur, offert par les jeux sensitifs et relationnels chaleureux, qui permettent une forme de lâcher-prise et de conscience de notre vie émotionnelle, en touchant notre cœur et nos sens.

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Une vraie attention à l’être, à la relation, au soin à donner à ce qui nous est précieux, c’est à dire, notre individu social, physique et amoureux.

C’est une invitation à se poser, à se questionner, à s’accomplir soi, ou à deux, pour recevoir un cadeau inestimable : celui d’être respecté et aimé.

A travers cet article, je souhaite remercier toutes les personnes qui nous ont accompagnées hier pour leur grande richesse relationnelle, mais aussi mes deux complices Salomé Mulongo ( son site ) et Françoise Van Elst (son site ), envers qui j’ai beaucoup d’admiration et de reconnaissance.

Vivement les prochaines journées: le 26 mai et le 3 juin !

Si vous êtes intéressés d’y participer, contactez-nous !

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