Triangle dramatique

Triangle dramatique

 

https://www.youtube.com/watch?time_continue=73&v=kF1_qecmP4Y&feature=emb_title

 

Dans toutes nos relations, y compris les professionnelles, nous nous engageons parfois dans des jeux inconscients. Selon Karpman (1968), nous entrons alors dans un scénario relationnel qu’il nomme le triangle dramatique.

https://www.youtube.com/watch?v=g2iIp-4yYzs

 

Extrait de Oui, mais

https://www.youtube.com/watch?v=Ips0HWWWS_M

https://www.youtube.com/watch?v=2q7jpwnj1ww

Comment sortir d’un jeu psychologique ?

Tout d’abord il s’agit de reconnaitre qu’on est entré dedans !

Pour cela, il faut être attentif aux signes qui montrent que la discussion s’est transformée en débat / joute de pouvoir :

  • Hausse de ton,
  • Critiques, reproches, plaintes…
  • Culpabilisation
  • Impossibilité de se faire entendre, de se faire comprendre
  • Les « toujours » et les « encore »…
  • Emotions négatives qui montent (notamment la colère)… Une boule au ventre pendant la discussion etc…

À ce moment là, entrainez vous à faire un “STOP” mental !

Respirez profondément, et prenez un temps de réflexion vis-à-vis de la situation :

  • Prenez du recul par rapport à l’émotion que vous ressentez: “Quels sont vos besoins profonds non satisfaits qui vous maintiennent dans cette situation ?”
  • Sortez de votre tête l’idée que vos interlocuteurs sont de pauvres / odieuses / coupables personnes : ils sont – comme vous – tombés dans le piège du jeu. Vous pouvez alors vous poser la question : “Quels peuvent être leurs besoins profonds non satisfaits ?”
  • Cherchez une piste, solution, action pour vous détacher émotionnellement et actionner un changement

Ce n’est peut être pas facile, car nous avons parfois des bénéfices cachés d’être dans les jeux dramatiques. C’est pourquoi un travail d’introspection (aller chercher à l’intérieur de soi, et réfléchir sur soi) par rapport à nos besoins profonds et notre personnalité peut nous aider, pour transformer cet état inconscient en conscient et rester maitre de toute situation.

 

Cherchez une situation typique que vous avez vécue dans ces jeux dramatiques.

Vous reconnaissez vous dans ce triangle parfois ?

Quelques exemples de jeux: Vous pouvez réfléchir aux réponses diverses que vous pourriez donner dans ce type de relation.

Je me suis basée sur une session de vidéos dont je vous donne la référence ci dessous ( Noverraz coaching)

Victime :

Plusieurs scénarios

Oui, mais 

Croyances de la position de victime(univers scénarique), construit par l’expérience de la personne dans sa vie, son éducation, ses masques etc : « les autres sont incapables de m’aider efficacement »

Bénéfice négatif ;dégager de sa responsabilité en prouvant aussi aux autres qu’ils sont incapables à résoudre le problème (extrait de « oui mais » avec le baby sitting) = la victime rend alors l’autre sauveur puis bourreau (persécuteur)…

Sans toi

Croyance : seul, je pourrais y arriver mais les autres m’en empêchent

Bénéfice négatif : justifier son échec, son manque d’estime et de confiance en lui.

Jambe de bois :

Croyance : je suis irresponsable, fais le à ma place, je ne sais pas le faire…

Bénéfice négatif : se prouver à soi même qu’on ne peut pas résoudre ses problèmes

C’est affreux !

Croyance : tout va mal et on n’y peut rien

Bénéfice négatif : apitoyer les autres, se coincer dans une attitude passive.

Réagir : parle moi de ce qui va bien pour toi en ce moment.

Réponse positive à ce rôle : « que peux tu FAIRE maintenant ? »

 

Persécuteur – bourreau

 

Battez vous : Un jeu où on raconte aux autres ce qu’ils ont dit des autres, etc ;..

Croyance ;On ne me met jamais au courant alors cela retombe sur eux.

Bénéficie négatif : jouer les voyeurs, plaisir d’observer sans être impliqué. Ne pas se préoccuper de ses problèmes en créant des problèmes chez les autres.

Réagir : avec un bon ancrage, une bonne estime de soi, nous pouvons réagir en disant que chaque personne a son opinion et que si cette personne a quelque chose à nous dire, ce serait utile de le faire.

 

La scène :un jeu où l’on dépose tous les reproches qui n’ont rien à voir avec la situation du moment, on embraque l’autre dans l’escalade des reproches : et toi, et toi et toi…

Croyance : si je fais suffisamment de bruit, d’esclandre, de tracas, on va passer à autre chose, on va détourner l’attention

Bénéfice négatif : rester dans l’incapacité ou dans l’immobilisme, ou dans l’irresponsabilité.

Réagir : ne pas entrer dans l’escalade : dire tout de suite que cela n’a rien à voir. Ne pas laisser l’égo se blesser par les reproches.

 

Le mien est mieux que le tien :

Croyance : je dois montrer aux autres que je suis le meilleur pour ne pas être critiqué

Bénéfice négatif : cacher ses problèmes et détourner de son égo faible

Réagir : ne jamais surenchérir,  écouter en se disant que cette personne est en difficulté de confiance en elle pour devoir autant montrer ses atouts par ce genre de paroles ‘MOI JE’. Ne pas rentrer dans son jeu, est de comprendre discrètement sa faiblesse.

 

Le sauveur :

 

Racontez moi vos soucis :

Croyance :je sais mieux que les autres ce qui leur convient

Bénéfice négatif : Prouvez aux autres qu’ils ont besoin de vous. Se sentir indispensable, important.

Réagir : remercier et reprendre en mains propres ses problèmes, sans dévaloriser l’aide proposée.

 

https://www.youtube.com/channel/UCnI-s3cqqFKB5eJxMRCYgkQ

= Vidéos explicatives intéressantes en analyse transactionnelle.

 

 

 

 

 

Ce texte trouvé sur FB ce matin me donne envie de parler de ces disputes que je côtoie fréquemment dans mon cabinet de consultations.

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Je n’ai malheureusement pas l’auteur.

Les cris, les colères sont extrêmement fatigantes. Les émotions nous parlent, expriment des besoins qui s’exposent malgré nous et que nous n’arrivons pas toujours à décoder.  Très souvent l’émotion nous éloigne de la capacité à réfléchir et à trouver la solution. Normal, le cerveau, envahi par l’émotion, n’a pas allumé la même zone pour pouvoir trouver le résultat approprié. C’est donc la scène du « bac à sable ».  Chacun s’envoie du sable, tour à tour, et c’est souvent l’escalade.

Eckart Tolle me met sur le chemin de cette réflexion au sujet des disputes. Et j’aime beaucoup son approche de la culpabilité. Il n’y a pas de coupable dans cette évolution, nous sommes en apprentissage.

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 » la souffrance est elle nécessaire? Oui et non. Si vous n’aviez pas souffert comme vous l’avez fait, vous n’auriez ni profondeur humaine, ni humilité, ni compassion. Vous ne seriez pas en train de lire ceci, maintenant. La souffrance casse la coquille de l’égo, et vient un moment où celui-ci a rempli son but. La souffrance est nécessaire jusqu’à ce que vous preniez conscience de son inutilité » E. Tolle

J’ai beaucoup réfléchi à cette notion d’ego, dans mon travail de réflexion personnelle, dans mon parcours thérapeutique mais aussi dans celui de thérapeute et de formatrice en confiance en soi. J’ai remarqué chez moi, comme chez les autres, au plus la confiance en soi est présente, au moins l’égo a besoin de prendre la place. Lorsque l’égo est calmé, en paix, le jugement et la dispute n’ont pas besoin d’être présents. Il y a là donc une piste, celle d’être en paix, en confiance. Vouloir avoir raison éloigne la paix. S’aimer soi, pour aimer l’autre, c’est être d’abord soi en paix, le conflit n’aura pas sa place. Si l’autre n’est pas d’accord, veut avoir raison, qu’il s’énerve devant moi, je peux juste l’observer et attendre le calme (SI et seulement SI mon égo est calme !) , à un moment, il comprendra peut être (ou pas si ce n’est pas son moment) mes pensées , cela n’est pas si important à mes yeux. En attendant, nous pouvons récupérer du lien, au lieu de le déchirer.

Je replonge dans le livre écrit avec mon papa sur cette idée de dispute. En voie vers la discute, un mode d’emploi que je donne aux couples au sujet de la recherche de solutions sans la guerre.

« Lorsque l’inévitable colère entre dans la relation, mieux vaut la mettre entre parenthèse (s’éloigner, bouder un peu, se calmer) afin de revenir l’un vers l’autre lorsque nous nous sommes calmés. L’émotion entache la raison. La dispute ne nous permet pas d’obtenir la guerre du pouvoir (c’est moi qui ai raison). Au contraire, elle nous éloigne de la réflexion constructive. Il est possible d’apprendre cela, de se mettre d’accord pour stopper la guerre quand elle commence et de se retrouver après pour en discuter calmement. La dispute, appelons cela plutot, la “discute”, permet aussi au couple d’entrer en connaissance de l’autre. “Qui es tu et pourquoi tu es sensible à cela? “

Le couple doit néanmoins savoir qu’il y aura des éternels désaccords et qu’il vaut mieux ne pas essayer de convaincre l’autre dans ces désaccords, car c’est du temps perdu, de l’énergie dépensée et cela risque de blesser la relation. Un couple n’est pas nécessairement en totale connivence, il est bon aussi de développer nos individualités, nos différences. Nous pouvons nous dire “Nous ne sommes pas d’accord et ce n’est pas grave” et passer à autre chose.

Tentons le plus souvent de partager nos accords et de développer la tendresse et l’estime pour l’autre, qui sont un véritable antidote au mépris, attitude qui reste une des plus grandes destructrices du couple. » extrait de « Toute une vie d’amour »

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Dans le démarrage du couple, nous sommes dans une période que l’on nomme LUNE DE MIEL. Si vous y êtes pendant ce confinement, vous êtes probablement bénis, comblés et heureux. PROFITEZ !!! Car c’est un moment merveilleux pour le couple, un ciment qui va permettre de continuer la route ensemble, si le duo est suffisamment armé pour dépasser « sereinement » cette période.

Pourquoi cette période est géniale ? Parce que c’est un moment narcissiquement comblant. Comme Narcisse dans le mythe grec qui tombe amoureux de son reflet dans l’eau, nous nous voyons dans les yeux émerveillés de l’autre. Nous ne sommes plus qu’un. Nos hormones sont boostées, nous sommes dans l’idéal de l’autre, l’idéal de soi. Nous aimons plus ce que cela nous apporte que de vraiment aimer l’autre personne, parce que nous aimons surtout nous voir si génial à travers l’autre. Nous aimons l’amour, ses sensations, l’unification que nous ressentons. Rois du monde et de l’amour…

Au delà de cette période faste, il va falloir reprendre les rennes du quotidien. Faire durer ces vibrations intenses (et il y a moyen, rassurez vous !), revenir à la réalité, sortir de la fusion comblante et faire face aux autres, à la vie, aux difficultés, à ce que nous découvrons de l’autre réellement.

Mais le quotidien nous envoie des conditions favorables pour développer des conflits.

Voici quelques situations « dé »favorables à l’entente du couple :

  • le partage des tâches
  • le partage du territoire
  • la gestion de l’argent
  • l’éducation de nos enfants, des enfants (famille recomposée)
  • la gestion des relations avec la belle famille, les ex, les amis, les collègues…
  • la sexualité
  • … vous en voyez d’autres?

… EN voilà des raisons de se prendre le chou ! Tout cela peut être exacerbé en confinement, même !

Ces situations provoquent du stress, qui provoque alors des réactions au niveau de son estime, de sa place, de la confiance.

Deux sortes de conflits peuvent être observés :

  • Le conflit ponctuel : qui a une solution (on verra comment installer la communication et la résolution de la difficulté dans le respect plus tard)
  • Le conflit de valeur : Nous ne sommes pas d’accord sur les priorités et les besoins de chacun (conflit qui est bien plus difficile à gérer et qui va sans doute décider de l’avenir du couple)

 

La réaction habituelle au conflit :

Remarque, attaque, commentaire, critique, obligation, ordre … qui entraîne bien souvent l’entrée du triangle dramatique

→ EMOTION

→ COMMUNICATION EGOTIQUE ( tout ramener à soi)

→ REPONSE PAR la menace, la critique, la défense, la blessure, l’attaque. Réponses en chaine.

→ ESCALADE , blessures, douleurs, émotion intense.

→ RESULTAT : baisse de la confiance en soi, en l’autre, du respect, du bien être émotionnel, de l’équilibre, coupure de la relation entrainant la solitude et l’isolement.

 

Vous y êtes? Faites le point. Dans un prochain article, nous verrons comment méta répondre à cela ! Comment désamorcer le conflit et rendre tout cela plus constructif.

 

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PS : pendant cette période de confinement, mon adresse mail mercier.sophie.couple.famille@gmail.com est ouverte à toute discussion, question et cela solidairement de façon gratuite. Ne vous laissez pas tomber surtout.

 

Ce matin, je réfléchissais aux difficultés que pourraient rencontrer le couple en confinement.

Nous avons pas mal souligné que la violence pouvait exploser, c’est un fait. Mais aujourd’hui, je pensais à ces couples, que je côtoie très souvent dans mes consultations.

Ceux qui n’ont pas vraiment de violence, mais une sourde, une triste lassitude,… ces couples qui ne se voient plus, ne se parlent plus, ne font presque plus l’amour (ou alors, parce qu’il le faut bien). Ils sont juste là, ensemble, pour fonctionner et ils s’ennuient à mourir… Que vivent ils en ce moment, dans l’obligation de se côtoyer constamment? Quelle forme de prison sont ils en train de partager? Comment cela peut détruire leur image d’eux même, leur rayonnement, leur envie de vivre? … Alors, j’ai formulé ce document pour faire avancer la réflexion, peut être pourra t’il vous soutenir?

le couple à l'épreuve du confinement

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Le défi des couples et Familles en confinement

 

Ce vendredi, j’écoutais Robert Neuburger lors d’une conférence en ligne, avec 14OO participants.

 

C’est une évidence, le confinement nous amène à des difficultés de vie en commun et de partage de territoire. Ce sont des notions souvent abordées dans nos consultations et parfois encore plus importantes dans le quotidien des familles recomposées.

 

Voici quelques idées que je retiens de ce moment :

Lors de ce confinement, nous sommes en « obligation » de revoir les notions d’intimité. Cela peut poser des problèmes dans les familles, dans le couple, car nous n’avons plus la possibilité d’échappatoire.

Or, il est absolument indispensable, pour chacun de nous, pour notre sécurité personnelle et identitaire, d’avoir un territoire privé, dont personne ne peut disposer.

Ce territoire privé, nous donne une certaine consistance au sentiment d’existence de l’individu, du groupe et de la famille, insiste monsieur Neuburger.

 

Ce confinement va faire apparaître trois grandes difficultés :

 

Une structurelle : comment partager l’espace dans lequel nous vivons pour en avoir une partie privée chacun, pour avoir de l’intimité ?

Comment allons nous gérer la salle de bain, la cuisine, le salon ?

Particulièrement difficile aussi pour les parents qui seraient en télétravail et qui auraient les enfants autour d’eux.

Une antérieure ; le couple et la famille qui avaient des difficultés larvées, mais gérables grâce aux échappatoires, aux sorties, aux activités extérieures, risquent de voir éclater les conflits dans ce moment. L’insupportable même.

Une institutionnelle, car nous sommes enfermés ensemble dans ce lieu et dans le manque d’expression, d’avis extérieur, certaines personnes pourraient se voir confrontées à la désinformation. Ce qui n’est pas le mensonge (Monsieur Neuburger insiste sur le fait que le mensonge peut être une bonne chose parfois) alors que la désinformation est l’action de faire croire à l’autre une idée qui ne peut être vérifiée par un tiers, et remettre en question la perception de l’autre. Cela peut être donc manipulatoire, et dangereux, surtout en période de détresse.

Les dangers qui peuvent apparaître dans ce moment de confinement,

seraient :

L’envahissement d’un territoire : les enfants qui prendraient le lit conjugal comme salon, par exemple.

L’infraction de l’intime de l’autre : l’un des membres de la famille prend des décisions seul, sans tenir compte de l’avis de l’autre, il prend possession de l’autre, sans en tenir compte.

Lorsque la limite se transforme en frontière. « Je prends cet espace pour moi sans tenir compte des autres »

Lorsqu’on trahit ce que fait l’autre : par exemple,  un des membres de la famille raconterait aux autres les secrets de l’un d’eux.

SI l’un des membres a introduit dans le lieu de vie commune des éléments potentiellement dangereux (de la drogue par exemple) et qui met en danger tout le groupe. Ou j’imagine aussi, ne pas tenir compte des mesures de sécurité et mettre tout le monde en danger.

Si l’on ne tient pas compte de la limite de l’autre, des autres, parce qu’on est confinés. Je ne respecte pas ton avis, ton lieu, ton intimité, ton désir, ton corps…

 

Alors que faire ?

Il est indispensable de comprendre que chaque personne doit trouver un coin bien à lui, et que ce coin soit respecté. Un espace, un tiroir, un moment…

Pour les parents qui seraient en conflit à cause de ces changements d’habitude, de territoire, de pouvoir, Monsieur Neuburger propose quelques pratiques intéressantes dont les vacances parentales : ce principe permet de déterminer qui est à la gouvernance et d’alterner.

Je prends les décisions pour les enfants et la famille pendant X jours puis c’est toi.

Il dit très justement qu’une usine ne fonctionne pas avec deux patrons.

Nous pouvons aussi instaurer le tour de rôle de la responsabilité d’un territoire. Cette semaine, je suis responsable de la salle de bains, ou de la cuisine… ce n’est pas le moment de se mettre en guerre pour la façon différente de chacun pour la réalisation des tâches…  Il est surtout recommandé de « lâcher prise «  du contrôle de l’un vis à vis de l’autre.

Il faisait référence aussi à la réunion de famille, afin que chaque personne puisse développer son appartenance au groupe et son autonomie (j’ajouterais son estime de lui aussi et l’apprentissage !)

Pour conclure donc cette intéressante approche, je vous parle de la réunion familiale et vous propose ce canevas pour la mettre en route

 

La réunion de famille

 

La première chose à faire, est d’avoir prévu un cahier pour inaugurer et commencer les séances familiales. Cahier de conduite dans lequel les membres de la famille vont collecter les questions, les idées, mais aussi les comptes rendu de réunion.

On va inviter les membres de la famille à cette réunion.

Prévoir un temps ensemble : au bureau, dans la cuisine, au salon. Du moment que c’est compris comme étant une réunion sérieuse. Tout le monde doit être présent.

Vous présidez la première réunion mais vous annoncer déjà que ce rôle va tourner.

On peut prendre la température et pour ce faire, on peut faire passer la météo des émotions ou construire un plan météo de l’humeur : soit avec des icones, soit avec des modèles imprimés d’internet, soit avec des emojis… cela peut être construit ensemble !. Et répondre à la question chacun à son tour : Comment je me sens aujourd’hui ?

Pour ce genre de réunion, il est important de rappeler que l’on s’écoute et que l’on parle de soi ( vous pouvez vous référer à une chartre familiale, en construire une ou vous inspirer sur internet ). C’est un apprentissage important pour que cette réunion ne parte pas en règlement de compte et en dispute (ce qui vous ferait vite abandonner !)

Il y a un ordre du jour.

La première réunion : c’est

  • Expliquer le principe de la réunion
  • Expliquer la présence du cahier de bord dans votre vie de famille
  • Expliquer l’idée de l’entreprise familiale – nous allons répartir les fonctions et les actions pour que chacun puisse participer à la vie de famille et apprendre de nouvelles choses. Comme dans une entreprise, chaque personne contribue à la bonne réussite selon ses compétences.

 

Vous donnez aussi le rôle de secrétaire à un membre du clan (votre compagnon ou un de vos plus grands. Si les enfants sont trop petits, vous pouvez les faire dessiner dans le cahier etc…

Ensemble, vous réfléchissez aux tâches que vous pouvez répartir. Aux activités que vous aimeriez partager.

Chacun peut essayer une nouvelle tâche, action, cette semaine.

La réunion suivante, on verra si c’est Ok ou pas.

 

Je précise qu’au plus vite vous mettrez ce genre de réunion en route, au plus facile cela se passera. Je pense que c’est un réel défi de le mettre en place pendant l’adolescence des enfants. Mais c’est le défi est aventure et apprentissage !

Expliquez le rôle du cahier et où il se trouve. On peut y inscrire des idées, des difficultés ou des pistes à réfléchir pour la prochaine réunion.

Se donner rendez vous pour la prochaine fois, et laisser faire les choses. Le monde ne s’est pas fait en un jour, donc il se peut qu’il y ait des échecs, mais souvenez vous que les échecs sont de merveilleuses occasions de réparation et d’avancement ! Puisque vous êtes en train d’installer la réunion pour en parler, vous aurez des possibilités de rectifier le tir à chaque fois !

 

Bravo à vous pour cette initiative, et la capacité d’instaurer de nouvelles choses dans cette nouvelle vie qui nous est proposée de vivre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi consulter un conseiller conjugal et familial ?

 

Inspiré et illustré par le livre :

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Expert en dialogue conjugal et familial et en communication non violente, Le CCF

permet de rendre plus harmonieuse la communication et la relation dans le couple et la famille :

 

  • En identifiant les besoins de chaque personne mais aussi du couple, il peut explorer les valeurs, les représentations, les projets du couple, et permettre de développer sa construction, son évolution.
  • En permettant à ses membres de les exprimer de manière plus claire, à la première personne, sans généraliser, pour dédramatiser, pour se faire entendre, comprendre le langage de l’autre et ses représentations propres.
  • En sortant de l’attente que l’autre devine, de son idéalisation, de ses frustrations.
  • En apprenant à formuler sans reproche, en apprenant à calmer les « égos » de chacun, non pas pour donner raison à l’un ou l’autre mais surtout pour faire émerger la paix.
  • En cherchant à recréer un équilibre ou à trouver l’harmonie en tenant compte de la place de chacun

 

Il donne des conseils sous forme de pistes quand il est invité à le faire, sans jugement de valeur, sans position dominante.

 

Selon sa personnalité, il utilisera différents outils acquis dans ses formations. Ces outils peuvent être des bilans, des jeux, des exercices, en général en plus d’une écoute active et des reformulations.

 

Il est capable de réorienter si nécessaire vers un thérapeute plus spécialisé dans le domaine affaibli.

 

Pourquoi travailler ces pistes en couple ?

 

Le couple est un lieu où les conflits peuvent être présents, tant l’intimité, le partage, la place de chacun sont sollicités et les blessures anciennes peuvent être stimulées. Il sera donc nécessaire d’y apprendre à trouver, retrouver, nourrir

  • La confiance
  • La reconnaissance
  • La coopération
  • La créativité

 

Et cela peut s’apprendre ! Le CCF peut être considéré comme un pédagogue : il assiste le couple dans sa co-création, en le mettant en exercice et en co-évaluant avec lui les résultats, les remises en questions et les ajustements.

 

Il n’est pas toujours nécessaire d’être en crise pour consulter un CCF : il peut s’y travailler le bilan et les projets, tout ce que le couple met en réflexion, en apprentissage.

En cas de crise, le CCF permettra de faire circuler la parole en étant garant de la sécurité et du respect des personnes, et en les aidant à installer la méta-communication pour leur permettre de comprendre la crise.

 

Il n’est pas non plus indispensable de faire la démarche en couple (ou en famille) si vous êtes en questionnement dans votre relation. C’est aussi un lieu où l’on peut déposer sa réflexion individuelle pour sa vie relationnelle et sexuelle.

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Martin Seligman, la psychologie positive

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Martin Seligman, pionnier de la psychologie positive nous parle de cette approche qui observe autant les atouts que les faiblesses, les aspects agréables de la vie, une approche qui se préoccupe de rendre les gens plus heureux en ayant une vie agréable, engagée et qui a du sens.

 

Les scientifiques de la psychologue positive ont observé trois sortes de vies heureuses :

 

  1. La vie agréableoù de nombreuses émotions positives sont conscientes et amplifiées. Souvent répétée de façon héréditaire, la vie agréable peut être apprise dans l’éducation et la famille. Mais la capacité à vivre le bonheur de cette façon ne semble pas suffir : elle peut devenir une habitude et en diminuer ses effets de plaisir.
  2. La vie engagée : dans le travail, la famille, l’amour, les loisirs. Lorsqu’un de ces domaines nous fait perdre la notion du temps, nous éprouvons du bonheur.
  3. La vie qui a du sens. Lorsque nous sommes capables de comprendre nos actions et de voir ce qu’elles apportent, lorsque notre vie ressemble à une mission sur terre, lorsque nous développons la spiritualité, nous pouvons être très heureux et épanouis ;

Psychologie Positive

Ils remarquent que la troisième vie provoque un bonheur plus durable. Mettre du sens est un moteur pour rendre la personne heureuse. Ensuite, elle peut s’engager et éprouver du plaisir. Il y a donc une hiérarchie dans ces vies. La troisième rendant heureux plus durablement, ensuite la deuxième et la première.

 

Ne pas être malheureux n’est pas pour autant être heureux.

 

La capacité de vivre heureux ne dépend nullement des traitements et des thérapies traditionnelles (ceux ci permettent de soigner les dégâts, de remettre la personne à un niveau zéro, démonter le mal être etc…) car pour avoir un état de bonheur, cela demande une attention particulière, un développement de compétences que l’on peut acquérir.

 

Pour vous aider à développer le bonheur, Séligman propose d’identifier les points forts et de les organiser dans la vie pour les utiliser au maximum.

Il propose une grille d’analyse :

Le bien-être au sens de Martin Seligman a 5 composantes : PERMA en anglais
Positive emotion – émotions positives
Engagement – engagement
– positive Relationships – relations personnelles positives
Meaning – le sens
Accomplishment – la réussite

PERMA

et 6 vertus regroupant 24 forces

  1. Sagesse et savoir: créativité , curiosité , ouverture d’esprit , amour de l’apprentissage , perspective , innovation
  2. Courage: courage , persistance , intégrité , vitalité , zeste
  3. Humanité: amour , gentillesse , intelligence sociale
  4. Justice: citoyenneté , équité, leadership
  5. Tempérance: pardon et miséricorde , humilité , prudence , maîtrise de soi
  6. Transcendance: appréciation de la beauté et de l’ excellence , gratitude , espoir , humour , spiritualité

Les savoirs être qui peuvent être mis en place et vous permettre d’optimaliser le bonheur sont :

1° Développer la pleine conscience pour savourer chaque instant et accroître le plaisir

2° Développer la gratitude (faire des visites gratitudes : retrouver les gens qui nous ont fait plaisir et aller les remercier)

3° Identifier les points forts (en couple, les partager et les organiser) – voir la grille d’analyse ci-dessus.

4°Etre altruiste (faire des actions pour aider autrui)

 

La psychologie positive a observé que chez les personnes heureuses, il y a des conséquences heureuses qui sont observables chez chacun :

Ils sont socialisés

Ils vivent des histoires d’amour

Ils ont beaucoup d’amis.

Ces éléments observables ne sont pas des causes au bonheur, mais des conséquences.

 

Ce qui m’amène à conclure sur une bonne nouvelle ! Vivre tout cela, développer ses compétences et amener les savoirs être heureux dans votre vie, créer l’aptitude au bonheur est tout à fait réalisable ! N’hésitez pas alors : trouver vite les personnes pour vous enseigner et vous accompagner pour cela !

 

 

 

 

 

http://psy-hope.com/2018/11/le-test-scientifique-des-24-forces-de.html

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Pourquoi ?

 

Vous n’attendez pas que votre voiture soit en panne pour la faire vérifier (en même temps, on nous oblige à passer au contrôle technique !)…

 

Il n’est pas nécessaire d’attendre la crise pour venir en conseil conjugal !

 

Le conseil conjugal est le lieu idéal pour faire le point. Nous possédons des grilles d’analyse pour comprendre le quotidien et des outils pour construire et aménager le mieux être !

 

Pour 2020, je vous souhaite des pistes valables pour votre projet de couple ;

 

Ayez envie de complicité,

De partage et de réciprocité !

 

Le couple est un lieu d’enrichissement, investissez dans votre intelligence relationnelle!

 

Je vous offre ce petit jeu : Un jeu de communication que j’ai trouvé sur le site « apprendreaeduqueer.fr » inspiré du professeur de Psychologie  Arthur Aron (1997) à NY, USA. Imprimez le et offrez vous un moment de deux questions par jour, ensemble, yeux dans les yeux, sans jugement de l’autre. Observez ce que votre cœur en pense !

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