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Je me suis régalée du « verbe » de Thomas d’Ansembourg et je vous livre ici ce que j’ai collecté comme idées essentielles qu’il nous communique dans cette conférence. Je m’excuse auprès de lui si j’ai collé ses mots dans mon propos, mais j’imagine que la belle personne qu’il est, acceptera certainement la transmission d’idées ! J’ai inclus dans la rédaction quelques questions que vous pouvez vous poser pour avancer dans l’exploration de vos peurs.

 

Thomas d’Ansembourg :

 

https://www.youtube.com/watch?v=DqiuxCaFWHA&feature=youtu.be&fbclid=IwAR12Fu3IXI-TAvCokKUxscDy_VnLliyjn__g1jWUQafyDO7mbzLKPBypsqs

 

 

Il nous explique trois niveaux de peurs.

 

  1. La peur circonstancielle : Qui est la peur liée à la sécurité et au contexte. Bien des lieux et des contextes peuvent créer la peur.

 

Quelles sont les peurs circonstancielles que vous avez côtoyées dans votre vie ?  En avez-vous un exemple ?

 

  1. La peur essentielle : celle qui est liée à l’amour ( aimer et être aimé.e)

 

Avez-vous perdu l’amour, cela a-t-il créé la peur chez vous ? avez-vous déjà eu peur de ne plus aimer quelqu’un ?

 

  1. La peur existentielle : l’identité, l’incarnation. Peur de ne plus pouvoir exister. De ne pas être complet.

 

Avez-vous peur de la mort ?

De ne pas pouvoir vivre ?

 D’abord, nous pouvons nous mettre à l’écoute de ces différents niveaux. Afin de trouver leur identité.

Il sera pour certains nécessaire, utile, indispensable, de les déposer chez une personne neutre et de confiance, pour explorer nos peurs sans peur…

Vous vous souvenez du schéma de la zone de confort ?

D’Ansembourg nous explique à quel point il sera important pour aller vers la zone de changement, de croissance, de pouvoir écouter ces peurs mais aussi, les élans de vie. Car nos rêves, nos élans, nos tressaillements, nos envies, notre intuition, est l’essence même de notre énergie, à nourrir et à rejaillir en nous, et en dehors de nous.

Écouter nos rêves, c’est faire monter l’énergie qui nous rend vivant.e et ressuscite la vie en nous, lorsque nous les réalisons. Fréquenter nos peurs et ces élans qui sont derrière, nous permet de nous ouvrir à la vie qui est en nous et nous demande de nous épanouir d’avantage. Pour cela, il va falloir accepter l’inconfort (sortir de la zone de confort, marcher sur la tête des crocodiles… )

Comment donc instaurer un tant soit peu ce questionnement de nos rêves ?

Écoutez-vous vos rêves ? Quand avez-vous rêvé, imaginé ce qui se réaliserait de beau pour vous, la dernière fois ?

Il y a différents pièges qui nous empêchent de dépasser nos peurs, et qui nous infligent une violence subtile envers nous et nous empêchent le bonheur! Et peuvent provoquer d’autres émotions en chaine (colère, tristesse, frustrations… )

Accepter que ces pièges existent est la première des conditions au passage vers la zone de croissance (et la possibilité de coexister avec ces peurs).

Se rendre compte qu’ à l’intérieur de nous, est bloqué l’accès au bonheur, et non à l’extérieur ( ce n’est pas à cause des autres, de la situation, de … )

Mais je ne peux que subir cette impossible bonheur tant que je n’ai pas exploré comment ce piège à commencer à exister.

Ce que je vis (Zone de confort) est peut être un petit ENFER…mement car la réalité que je perçois n’est autre que, ce que j’ai l’habitude de vivre, de penser…

Où sont donc logées et coincées nos peurs ?

 Dans un endroit où l’on rompt la communication :

  • Par le jugement : je suis bien, pas bien, nul.le, bête, …
  • Par nos préjugés : régis pas les lois humaines et culturelles : Il faut être un homme, une femme, la loi, la religion etc…
  • Par les croyances non vérifiées. Je vérifie sans cesse qu’être cette personne-là est une bonne chose (être malade, malheureux.se, en souffrance, apporte du réconfort et de l’aide – c’est un blocage au changement…

Il y a ici une certaine peur de quitter son identité. Ce qu’on a toujours dit de qui on était… dépasser cela, changera la vision de sa propre identité mais aussi du regard des autres sur soi, et il se peut que cela crée une peur.

  • Par la pensée binaire : c’est soit blanc ou noir… un forme de pensée qui ne peut permettre la cohabitation des idées. C’est l’un ou l’autre, c’est comme cela (très rassurant, confortable mais empêchant l’évolution de la pensée). Faire cohabiter deux pensées ; je suis fort.e mais j’ai cette faiblesse ; permet un regard de compassion et d’ouverture à soi.
  • Par le langage déresponsabilisant : Il faut, je dois, je n’ai pas le choix, la vie c’est ça…

 

En toute honnêteté avec vous-même, essayez de faire le point sur vos pensées et habitudes de langage en vous.

 Tous ces pièges nous empêchent de comprendre et d’entendre le langage de la peur. La peur vient me donner une information, une mise en garde, un besoin à satisfaire, sur ma vie et je ne l’entends pas. La peur n’existe pas pour inhiber mais pour permettre un dépassement.

Mais bien sûr, entrer dans un dialogue avec la peur, ça fait peur !

Alors, quand je m’approche… parfois je compense… pour étouffer ma peur. Ces addictions peuvent pomper mon énergie de vie, m’éloigner de mon but.

Notre éducation ne nous a pas permis d’explorer notre intériorité, notre société d’origine judéo-chrétienne y a mis le paquet en plus… en nous demandant de nous orienter vers les autres, plutôt qu’à l’intérieur de nous.

Notre éducation a souvent été entendue comme conditionnelle. Pour obtenir l’amour et l’approbation (l’autorisation d’exister même), nous avons construit la certitude que nous devons faire et réussir selon des codes et des schémas, catalogués, jugés et qualifiés. Notre disque dur (cerveau) affectivo-psychologico-sensoriel (notre partie intime qui commandent de façon non réfléchie nos comportements) croit que nous sommes aimés SI… nous remplissons les attentes, les devoirs, … l’amour est conditionnel.

Pour sortir de sa zone de confort, dépasser ses peurs… il faut les rendre familières à soi.

 

Je développe ma capacité d’ETRE quand je peux, dépasser mes peurs, sauter au-dessus, cohabiter avec elles.

C’est un apprentissage pour accéder à un autre niveau de conscience de soi, de tranquillité de paix, de confiance dans la vie, de sécurité. Et la naissance, la transition n’est pas nécessairement confortable.

 

 

Je développe mon estime de moi, en moi ! .

Nous avons très longtemps placé notre estime dans le regard de l’autre.

Pour avoir de l’estime en nous, par nous et pour nous, nous apprendrons à connaître nos limites, notre confiance (je sais de quoi je suis capable), l’avis des autres sur moi et ce que j’ai réalisé n’a pas le pouvoir de changer mon regard sur moi.

Si nous sommes dans l’estime de nous en rapport avec les autres, nous pourrions plus facilement développer de la dépendance au besoin de plaire à l’autre, et oublier bien souvent d’être nous-même et aller jusqu’ à oublier notre élan vital.

 

Il nous faut donc une estime juste, mesurée ( non, pas l’orgueil, l’égo surdimensionné , le syndrome d’imposture etc… ), mais une invitation à grandir et non pas à développer un jugement impartial sur nous-même ou la quête vers une estime démesurée à l’extérieur de nous (capable de tout pour avoir le regard, l’amour, l’approbation de l’autre).

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« Une meilleure estime de soi, ça se jardine ! «  Ca peut grandir, pousser quand on y met du soin, de l’attention, de l’engrais etc.

 

3° Je dépasse ma difficulté à accueillir la différence de l’autre

La différence de l’autre n’a sans doute pas été la bienvenue, peut-être même votre propre différence à un moment de votre vie. La peur ou la souffrance face à cette différence a conditionné l’attitude face à la différence, un seuil de tolérance trop vite atteint. C’est évident alors d’avoir peur du changement, d’aborder la différence de ce qu’on nous a demandé d’être, de changer ;

 

Comment je peux accueillir la fantaisie de l’autre, la différence de l’autre ? La mienne ?

 

Lorsque j’étais enfant, est ce que je pouvais exprimer ma fantaisie ou est-ce que je devais entrer dans la « boite » ?

Voilà la source de la peur de son identité singulière. Je n’ai pas pu exprimer mon être. Mes flammes se sont éteintes pour ne pas déranger, le climat de menace ou de méfiance envers qui j’étais m’a éloigné de mon essence même.

Il fallait gagner l’intégration. J’ai du coup peur de ma liberté, et même de la liberté de l’autre…

 

Ce n’est pas une invitation à la marginalité, mais à la culture de la différence, comme étant une richesse pour les autres. Je peux suivre mon identité, mon intégrité, tout en étant capable de veiller aux autres. Je suis autonome et appartenant, je ne casse plus ma spécificité pour intégrer un groupe.

 

Comment je m’autorise à être qui je suis ? A qui je risque de ne pas plaire ? Quelles sont les fantaisies que j’aime avoir ?

 

Dans cette capacité à être moi-même, la peur du conflit (en nous, entre nous, avec les autres)  peut apparaitre. Dans les conflits, il y a des émotions (colère, critique, menace, tristesse, jugement…) qui circulent, alors, si l’on est pas trop à l’aise avec les émotions, cela risque de nous faire éviter les conflits. Pour pouvoir entrer dans un conflit, il va être nécessaire de d’avoir une juste estime de soi (et tout ce que cela comporte comme amour pour soi, ce qu’on peut accepter de vivre etc… ) et avoir la capacité d’accueillir l’autre, sa différence, son opinion, son besoin. Sans être dans un rapport de force (moi plus, moi mieux), mais dans un rapport d’égalité à la recherche d’un but commun.

 

4° Je sais dire non et à temps sans avoir peur de perdre l’autre. La clarté, la détermination en soi, la non adaptation est un cadeau pour la relation. Elle permet la sécurité et l’authenticité.

La limite que l’on peut mettre en soi est essentielle pour affronter ses peurs.

 

5° je suis en paix avec mes émotions. Je peux les accueillir, ne plus les fuir, les enfuir, les compenser, les étouffer… Je n’ai plus peur d’avoir peur. Je sais que la peur est un ingrédient de ma vie et non un frein. C’est un langage qui permet d’avancer et de développer mes possibles.

NOUS avons tous la capacité à instaurer du changement ! Il y aura certains deuils de nos habitudes à faire … Je suis cette personne depuis pas mal de temps, mais quels sont mes besoins aujourd’hui ? Vers quoi la vie m’appelle ? Quels sont mes rêves, mes élans ?

Au plus je réponds à mes besoins, au plus je peux accepter, je suis capable d’aller voir mes peurs… De toutes petites choses au début….

 

Petit exercice avec l’outil « FOG »
L’acronyme FOG, signifiant Fear (peur), Obligation, et Guilt (culpabilité) fut inventé par Susan Forward et Donna Frazier dans le livre « Emotional Blackmail » (Chantage émotionnel).

F (fears – peurs)

 

Quelles sont les peurs qui vous paralysent ?

 

Pour chaque peur, voyez en quoi elle vous est utile, ou l’a été, de quoi elle vous protège.

 

O Obligations

Quelles sont vos obligations dans votre vie ?

Comment vous faites pour les accepter, les vivre ces obligations ?

 

G (guilty- culpabilité )

 

C’est la culpabilité qui nous empêche de lâcher prise de ce qui est lourd. De quoi vous sentirez vous coupable dans vos changements ? A qui vous pensez faire du tord ?

 

 

Un autre documentaire pour inspirer sa pensée.

 

https://www.youtube.com/watch?v=1KgL6PCcFg8  Documentaire : « de la peur à la joie »

 

 

 

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As-tu peur ?

Eckaert Tolle, philosophe Allemand qui me guide depuis longtemps vers la guérison à travers ses écrits, nous parle ici de la peur. Il démarre de la peur du Covid, mais nous pouvons bien entendu généraliser ses pensées à toutes sortes de peurs.

https://www.youtube.com/watch?v=Y5mjL51uP2M

J’aime beaucoup ce qu’il dit quand il parle d’avoir conscience de ce qui se passe dans notre mental pour observer les mécanismes de la peur.

Je me demande souvent si déjà, nous avons conscience d’avoir peur. Et quand je pose la question : as-tu peur ? Souvent, il y a la peur de la peur !

 

Selon lui, réaliser que nous avons des pensées inutiles et destructrices est le premier pas. Ce qui se passe dans le mental nous rend inquiet et malheureux (voir l’auto sabotage).

  • Peur de perdre mon argent,
  • Peur de tomber malade
  • Peur qu’un être cher souffre
  • Peur de ne pas y arriver…

Peur pour soi et peur pour l’autre, Le mental nous dit que ce qui est terrible pourrait arriver….

 

Alors on s’y prépare et cela crée une terrible peur. Mais c’est dans l’imagination.

Si, par contre, vous y êtes vraiment, dans cet évènement qui vous a fait si peur, si cela se passe au présent, votre pouvoir dans la présence vous aidera, et vous y arriverez. Comme toujours, vous ferez face.

 

Vous ne pouvez rien contre ce qui ne s’est pas encore produit. Et dans le mental, vous allez amplifier ces peurs des situations qui n’existent pas…

C’est une souffrance inutile. Parfois la peur provoque alors l’évitement ou la fuite !

Lorsque nous prenons conscience de « nous faire » cela, en pensées, nous réalisons que c’est une forme de pensée présente dans le mental qui agit comme tel, cette pensée n’a aucun but utile. Les mauvaises choses proviennent du mental conditionné, de ce qui a été construit par nos expériences et souvent automatique.

Si nous y prenons conscience, nous créons déjà un libre arbitre et donc un sentiment de liberté.

L’inconscient croit que si vous ne vous inquiétez pas, vous perdez le contrôle. Il a été construit comme cela mais ce n’est qu’une illusion. La pensée d’inquiétude a de l’élan, et au plus vous y penser, au plus elle a de l’énergie et s’amplifie (cercle vicieux). Vous ne pourrez pas la stopper avec le libre arbitre, si facilement, …

Vous la stopperez plus facilement en reconnaissant sa futilité, et sa nature destructrice.

Si vous observez vos pensées, vous commencez à voir que beaucoup de pensées négatives proviennent du monologue intérieur.  Nous avons le choix.  De continuer à se laisser entrainer par le flot de pensées négatives ou choisir de ne pas y aller.

Les pensées négatives cherchent toute l’attention. Il fait apprendre à rediriger l’attention sur les sensations du corps. Nous y voilà, la pleine conscience ! la méditation.  Vos pensées sont redirigées sur le présent et non sur le mental. Vous ressentirez l’énergie dans le corps. Vous avez le pouvoir de l’instant présent.

 

 

 

 

 

 

Triangle dramatique

Triangle dramatique

 

https://www.youtube.com/watch?time_continue=73&v=kF1_qecmP4Y&feature=emb_title

 

Dans toutes nos relations, y compris les professionnelles, nous nous engageons parfois dans des jeux inconscients. Selon Karpman (1968), nous entrons alors dans un scénario relationnel qu’il nomme le triangle dramatique.

https://www.youtube.com/watch?v=g2iIp-4yYzs

 

Extrait de Oui, mais

https://www.youtube.com/watch?v=Ips0HWWWS_M

https://www.youtube.com/watch?v=2q7jpwnj1ww

Comment sortir d’un jeu psychologique ?

Tout d’abord il s’agit de reconnaitre qu’on est entré dedans !

Pour cela, il faut être attentif aux signes qui montrent que la discussion s’est transformée en débat / joute de pouvoir :

  • Hausse de ton,
  • Critiques, reproches, plaintes…
  • Culpabilisation
  • Impossibilité de se faire entendre, de se faire comprendre
  • Les « toujours » et les « encore »…
  • Emotions négatives qui montent (notamment la colère)… Une boule au ventre pendant la discussion etc…

À ce moment là, entrainez vous à faire un “STOP” mental !

Respirez profondément, et prenez un temps de réflexion vis-à-vis de la situation :

  • Prenez du recul par rapport à l’émotion que vous ressentez: “Quels sont vos besoins profonds non satisfaits qui vous maintiennent dans cette situation ?”
  • Sortez de votre tête l’idée que vos interlocuteurs sont de pauvres / odieuses / coupables personnes : ils sont – comme vous – tombés dans le piège du jeu. Vous pouvez alors vous poser la question : “Quels peuvent être leurs besoins profonds non satisfaits ?”
  • Cherchez une piste, solution, action pour vous détacher émotionnellement et actionner un changement

Ce n’est peut être pas facile, car nous avons parfois des bénéfices cachés d’être dans les jeux dramatiques. C’est pourquoi un travail d’introspection (aller chercher à l’intérieur de soi, et réfléchir sur soi) par rapport à nos besoins profonds et notre personnalité peut nous aider, pour transformer cet état inconscient en conscient et rester maitre de toute situation.

 

Cherchez une situation typique que vous avez vécue dans ces jeux dramatiques.

Vous reconnaissez vous dans ce triangle parfois ?

Quelques exemples de jeux: Vous pouvez réfléchir aux réponses diverses que vous pourriez donner dans ce type de relation.

Je me suis basée sur une session de vidéos dont je vous donne la référence ci dessous ( Noverraz coaching)

Victime :

Plusieurs scénarios

Oui, mais 

Croyances de la position de victime(univers scénarique), construit par l’expérience de la personne dans sa vie, son éducation, ses masques etc : « les autres sont incapables de m’aider efficacement »

Bénéfice négatif ;dégager de sa responsabilité en prouvant aussi aux autres qu’ils sont incapables à résoudre le problème (extrait de « oui mais » avec le baby sitting) = la victime rend alors l’autre sauveur puis bourreau (persécuteur)…

Sans toi

Croyance : seul, je pourrais y arriver mais les autres m’en empêchent

Bénéfice négatif : justifier son échec, son manque d’estime et de confiance en lui.

Jambe de bois :

Croyance : je suis irresponsable, fais le à ma place, je ne sais pas le faire…

Bénéfice négatif : se prouver à soi même qu’on ne peut pas résoudre ses problèmes

C’est affreux !

Croyance : tout va mal et on n’y peut rien

Bénéfice négatif : apitoyer les autres, se coincer dans une attitude passive.

Réagir : parle moi de ce qui va bien pour toi en ce moment.

Réponse positive à ce rôle : « que peux tu FAIRE maintenant ? »

 

Persécuteur – bourreau

 

Battez vous : Un jeu où on raconte aux autres ce qu’ils ont dit des autres, etc ;..

Croyance ;On ne me met jamais au courant alors cela retombe sur eux.

Bénéficie négatif : jouer les voyeurs, plaisir d’observer sans être impliqué. Ne pas se préoccuper de ses problèmes en créant des problèmes chez les autres.

Réagir : avec un bon ancrage, une bonne estime de soi, nous pouvons réagir en disant que chaque personne a son opinion et que si cette personne a quelque chose à nous dire, ce serait utile de le faire.

 

La scène :un jeu où l’on dépose tous les reproches qui n’ont rien à voir avec la situation du moment, on embraque l’autre dans l’escalade des reproches : et toi, et toi et toi…

Croyance : si je fais suffisamment de bruit, d’esclandre, de tracas, on va passer à autre chose, on va détourner l’attention

Bénéfice négatif : rester dans l’incapacité ou dans l’immobilisme, ou dans l’irresponsabilité.

Réagir : ne pas entrer dans l’escalade : dire tout de suite que cela n’a rien à voir. Ne pas laisser l’égo se blesser par les reproches.

 

Le mien est mieux que le tien :

Croyance : je dois montrer aux autres que je suis le meilleur pour ne pas être critiqué

Bénéfice négatif : cacher ses problèmes et détourner de son égo faible

Réagir : ne jamais surenchérir,  écouter en se disant que cette personne est en difficulté de confiance en elle pour devoir autant montrer ses atouts par ce genre de paroles ‘MOI JE’. Ne pas rentrer dans son jeu, est de comprendre discrètement sa faiblesse.

 

Le sauveur :

 

Racontez moi vos soucis :

Croyance :je sais mieux que les autres ce qui leur convient

Bénéfice négatif : Prouvez aux autres qu’ils ont besoin de vous. Se sentir indispensable, important.

Réagir : remercier et reprendre en mains propres ses problèmes, sans dévaloriser l’aide proposée.

 

https://www.youtube.com/channel/UCnI-s3cqqFKB5eJxMRCYgkQ

= Vidéos explicatives intéressantes en analyse transactionnelle.

 

 

 

 

 

Ce texte trouvé sur FB ce matin me donne envie de parler de ces disputes que je côtoie fréquemment dans mon cabinet de consultations.

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Je n’ai malheureusement pas l’auteur.

Les cris, les colères sont extrêmement fatigantes. Les émotions nous parlent, expriment des besoins qui s’exposent malgré nous et que nous n’arrivons pas toujours à décoder.  Très souvent l’émotion nous éloigne de la capacité à réfléchir et à trouver la solution. Normal, le cerveau, envahi par l’émotion, n’a pas allumé la même zone pour pouvoir trouver le résultat approprié. C’est donc la scène du « bac à sable ».  Chacun s’envoie du sable, tour à tour, et c’est souvent l’escalade.

Eckart Tolle me met sur le chemin de cette réflexion au sujet des disputes. Et j’aime beaucoup son approche de la culpabilité. Il n’y a pas de coupable dans cette évolution, nous sommes en apprentissage.

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 » la souffrance est elle nécessaire? Oui et non. Si vous n’aviez pas souffert comme vous l’avez fait, vous n’auriez ni profondeur humaine, ni humilité, ni compassion. Vous ne seriez pas en train de lire ceci, maintenant. La souffrance casse la coquille de l’égo, et vient un moment où celui-ci a rempli son but. La souffrance est nécessaire jusqu’à ce que vous preniez conscience de son inutilité » E. Tolle

J’ai beaucoup réfléchi à cette notion d’ego, dans mon travail de réflexion personnelle, dans mon parcours thérapeutique mais aussi dans celui de thérapeute et de formatrice en confiance en soi. J’ai remarqué chez moi, comme chez les autres, au plus la confiance en soi est présente, au moins l’égo a besoin de prendre la place. Lorsque l’égo est calmé, en paix, le jugement et la dispute n’ont pas besoin d’être présents. Il y a là donc une piste, celle d’être en paix, en confiance. Vouloir avoir raison éloigne la paix. S’aimer soi, pour aimer l’autre, c’est être d’abord soi en paix, le conflit n’aura pas sa place. Si l’autre n’est pas d’accord, veut avoir raison, qu’il s’énerve devant moi, je peux juste l’observer et attendre le calme (SI et seulement SI mon égo est calme !) , à un moment, il comprendra peut être (ou pas si ce n’est pas son moment) mes pensées , cela n’est pas si important à mes yeux. En attendant, nous pouvons récupérer du lien, au lieu de le déchirer.

Je replonge dans le livre écrit avec mon papa sur cette idée de dispute. En voie vers la discute, un mode d’emploi que je donne aux couples au sujet de la recherche de solutions sans la guerre.

« Lorsque l’inévitable colère entre dans la relation, mieux vaut la mettre entre parenthèse (s’éloigner, bouder un peu, se calmer) afin de revenir l’un vers l’autre lorsque nous nous sommes calmés. L’émotion entache la raison. La dispute ne nous permet pas d’obtenir la guerre du pouvoir (c’est moi qui ai raison). Au contraire, elle nous éloigne de la réflexion constructive. Il est possible d’apprendre cela, de se mettre d’accord pour stopper la guerre quand elle commence et de se retrouver après pour en discuter calmement. La dispute, appelons cela plutot, la “discute”, permet aussi au couple d’entrer en connaissance de l’autre. “Qui es tu et pourquoi tu es sensible à cela? “

Le couple doit néanmoins savoir qu’il y aura des éternels désaccords et qu’il vaut mieux ne pas essayer de convaincre l’autre dans ces désaccords, car c’est du temps perdu, de l’énergie dépensée et cela risque de blesser la relation. Un couple n’est pas nécessairement en totale connivence, il est bon aussi de développer nos individualités, nos différences. Nous pouvons nous dire “Nous ne sommes pas d’accord et ce n’est pas grave” et passer à autre chose.

Tentons le plus souvent de partager nos accords et de développer la tendresse et l’estime pour l’autre, qui sont un véritable antidote au mépris, attitude qui reste une des plus grandes destructrices du couple. » extrait de « Toute une vie d’amour »

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(inspiré par un document de « vers une parentalité positive.com »

Observez 

La personne a t’elle un comportement qui permet cette démarche ? Observer le contexte, sans jugement, sans critique.

Bon, bien sûr, si c’est sur Tinder, on suppose que c’est pour une rencontre. Mais si c’est FB ou un autre réseau, soyez plus prudent.e.

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Exprimez vos ressentis en avant :

Attention à bien différencier

  • les sentiments : propres à soi : compliments, ressentis, désirs, qui peuventtoujours être exposés, sans obligation d’engagement de la partie opposée,puisqu’ils sont à nous,
  • des pensées qui ne sont souvent que des interprétations (célibataire,

divorcé.e, Séparé.e = envie de me rencontrer… ce n’est pas forcément le cas en dehors des sites de rencontre)

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Exprimez vos besoins :

Essayez de relier vos émotions à vos besoins fondamentaux. Faites le point sur ce que vous recherchez.

Votre démarche est motivée par quoi ?
A nouveau, aucun jugement sur vous, vos besoins sont toujours justes ! Vous avez toutes vos chances, si c’est la bonne personne, le bon moment.

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Formulez votre demande :

Formulez une question claire, de façon affirmative avec une action concrète. « J’aimerais te parler, si cela te convient »

Evitez les devinettes, les ambigüités, mais ne faites pas de cette demande une exigence.
Restez vous même, mais veillez au respect.

Evitez les « KIKOUS, tu baises ? « … quand même… Ou

« CC,on parle? »

« slt »…

Draguer, c’est un art qui peut s’apprendre…

Enfin, si il ou elle ne répond pas, c’est que peut être, vous n’êtes pas au bon endroit, inutile d’harceler, de vous énerver ou de l’insulter.

©Sophie Mercier, CCF

Pour alimenter la réflexion des solitaires un peu perdu.es en période de confinement,  j’ai choisi plusieurs outils qui permettent un peu de recul par rapport à une représentation que l’on pourrait nourrir négativement de sa propre situation.

Que l’on soit confiné.e en couple, en famille ou seul.e, cela sera pour chaque situation, source de différents ressentis, bons ou mauvais. Si le doute s’installe et crée des tensions en vous, un sentiment de solitude ou de tristesse, cette réflexion peut vous aider à reprendre votre pouvoir.

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Je propose d’abord ce cercle vertueux pour la réflexion :

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Vous pouvez vous poser et réfléchir à cela en observant par exemple la pyramide de Maslow. Quels sont mes besoins, comment je peux être « nourri.e », comment j’aime être nourri.e et remettre tout cela en perspective du cercle vertueux.

Pyramide des besoins selon Maslow

Pour nous protéger de la solitude et du stress, qui pourraient affaiblir le système immunitaire, nous pouvons faire beaucoup de choses.

L’action est la meilleure attitude pour ne pas avoir peur ou ressentir l’ésseulement, pour sortir d’une situation de victime.

Qu’allez vous décider pour aller mieux ?

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Le bien-être peut être apporté de différentes façons :

Comme il est aussi boosté par nos hormones, nous pouvons agir par des comportements positifs pour développer l’ocytocine ( hormone de bien être et d’amour) :

Les sources d’ocytocine, sont :

  • Les contacts tendres : les échanges avec ceux que l’on aime : par le skypéros, les mots doux écrits, les courriers reçus et envoyés. Les échanges que l’on peut créer en rencontrant de nouvelles personnes, même virtuellement.
  • Les caresses : le contact « câlin » que l’on peut avoir avec un animal, ou avec soi même.
  • Un auto massage : En visualisant le bienfait de son massage à travers une bonne huile sur son corps, une crème pour prendre soin.
  • Contacts avec de l’eau chaude : prendre un bain, une douche que l’on peut visualiser comme nous ôtant toutes formes de mauvaises ondes, mauvaises énergies, mauvaises poussières sur nous…
  • L’ambiance chaleureuse : prendre soin de son environnement, mettre la lumière que l’on aime, la musique que l’on aime, bien se faire à manger, s’offrir le temps d’un film que l’on veut voir, …
  • Orgasmes : n’oublions pas cette dimension personnelle et exploratrice qu’est la masturbation. C’est une façon de profiter du confinement, de développer son univers fantasmatique, de se faire du bien. De rester en forme pour la suite.
  • Conversations agréables : appeler ses proches, converser sur des groupes (attention, veillez à vous mettre en contact avec des informations qui vous font du bien, pas trop de sources qui augmenteraient vos angoisses de confiné.es) ; exercez vous aux accords toltèques.accords-toltc3a8ques23380296_714136435448259_239146079611403612_n

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  • Regard bienveillant : sur soi, sur la vie. Projeter l’optimisme, les bons plans pour l’avenir, développer votre non jugement.
  • Etre écouté et compris :veillez à être dans l’assertivité, vous avez votre place à prendre dans ce monde, vous avez le droit de communiquer votre avis. Mais vous pouvez aussi trouver cela dans la lecture d’un livre qui vous parle, qui rejoint vos convictions.
  • Relations harmonieuses :Cela reprend plusieurs points cités. Veiller à entretenir des relations harmonieuses fait partie de notre bien être : ici, donc, calmer son égo (vouloir avoir raison à tout prix) versus être en paix dans la relation, à vous de choisir la « bataille » la plus heureuse.

 

Ne dit-on pas « Au plus, au plus… »?

Donc au plus vous vous mettrez en route de votre bien être, au plus vous serez dans le bien être. La créativité se développe lorsqu’on la met en route.

Je suis donc enjouée d’observer la créativité des personnes heureuses pour l’être encore plus !

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Certains célibataires épanouis m’ont envoyé leurs idées : ce qu’ils font pour passer ce temps où ils sont coupés de la relation réelle avec un.e autre.

Je vous les partage, bonne inspiration.

  • Le télé travail (Et oui! plus d’embouteillage, moins de stress !)
  • Ecouter des audio livres
  • Ecouter les morceaux de notre jeunesse, ou ceux qu’on a pas écouter depuis longtemps
  • Lancer des défis à des amis (réaliser des mini vidéos, danser devant sa caméra, se déguiser, se faire rire…)
  • Regarder des films, des séries choisies.
  • Se former par internet
  • Peindre, dessiner, colorier, découper
  • Bricoler (plein de tutos sur youtube)
  • Rénover de vieux meubles
  • Réparer des choses
  • Ecouter des conférences
  • Apprendre la cuisine
  • Faire le pain
  • Chanter
  • Lire
  • Ecrire : son journal de confinement.
  • Ecrire sur des sites de rencontres sans lendemain, pour échanger érotiquement.
  • Les skypéros : Zoom, Discord, wathsapp, messenger… sans modération.
  • Regarder des chanteurs confinés
  • Faire un potager, planter dans des jardinières, sur son balcon.
  • Trier des photos, faire des albums
  • Vider à la façon de Dominique Lorreau (à lire : l’art de la simplicité) = tout ce qui n’a pas servi depuis 6 mois, en caisse pour donner aux démunis !
  • S’intéresser à la nature, à l’alimentation saine
  • Faire sa retraite intérieure (faire le point, les bilans, les guérisons, les soins, les plans d’avenir), faire un programme genre Ikigai (par exemple), ou en coaching bien être ?
  • Rêver
  • Apprendre ou approfondir la méditation
  • Faire des relaxations
  • Suivre des tutos de sport
  • Faire un planning pour la journée.
  • Ne pas faire de planning pour la journée
  • Se faire belle, beau
  • Rester en training de temps en temps aussi …
  • Faire des photos
  • Jouer d’un instrument de musique
  • Créer un groupe de confinement
  • Rire : regarder les humoristes, rire avec ses amis
  • S’exercer à la pleine conscience (Exercice avec ses 5 sens)
  • Prendre le temps d’observer tout ce qu’on a de bon, de bien, d’heureux dans sa vie (nous sommes, il me plait à le croire, la somme des 5 personnes que nous aimons le plus : regardez qui sont vos ami.es, faites un choix judicieux) Jubilez-en !
  • … liste non exhaustive

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Pour terminer, je vous propose L’ABC ANTI BLUES réalisé par Cathy Capron, que je vous invite à découvrir à travers sa page FB

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Je remercie ce livre d’être une belle source d’inspiration :

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PS : si vous êtes remplis d’idées ou de questions, n’hésitez pas à me et nous les partager sur ma page Sophie Mercier PRO ou sur mon adresse mail

mercier.sophie.couple.famille@gmail.com

Un grand merci !

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Dans le démarrage du couple, nous sommes dans une période que l’on nomme LUNE DE MIEL. Si vous y êtes pendant ce confinement, vous êtes probablement bénis, comblés et heureux. PROFITEZ !!! Car c’est un moment merveilleux pour le couple, un ciment qui va permettre de continuer la route ensemble, si le duo est suffisamment armé pour dépasser « sereinement » cette période.

Pourquoi cette période est géniale ? Parce que c’est un moment narcissiquement comblant. Comme Narcisse dans le mythe grec qui tombe amoureux de son reflet dans l’eau, nous nous voyons dans les yeux émerveillés de l’autre. Nous ne sommes plus qu’un. Nos hormones sont boostées, nous sommes dans l’idéal de l’autre, l’idéal de soi. Nous aimons plus ce que cela nous apporte que de vraiment aimer l’autre personne, parce que nous aimons surtout nous voir si génial à travers l’autre. Nous aimons l’amour, ses sensations, l’unification que nous ressentons. Rois du monde et de l’amour…

Au delà de cette période faste, il va falloir reprendre les rennes du quotidien. Faire durer ces vibrations intenses (et il y a moyen, rassurez vous !), revenir à la réalité, sortir de la fusion comblante et faire face aux autres, à la vie, aux difficultés, à ce que nous découvrons de l’autre réellement.

Mais le quotidien nous envoie des conditions favorables pour développer des conflits.

Voici quelques situations « dé »favorables à l’entente du couple :

  • le partage des tâches
  • le partage du territoire
  • la gestion de l’argent
  • l’éducation de nos enfants, des enfants (famille recomposée)
  • la gestion des relations avec la belle famille, les ex, les amis, les collègues…
  • la sexualité
  • … vous en voyez d’autres?

… EN voilà des raisons de se prendre le chou ! Tout cela peut être exacerbé en confinement, même !

Ces situations provoquent du stress, qui provoque alors des réactions au niveau de son estime, de sa place, de la confiance.

Deux sortes de conflits peuvent être observés :

  • Le conflit ponctuel : qui a une solution (on verra comment installer la communication et la résolution de la difficulté dans le respect plus tard)
  • Le conflit de valeur : Nous ne sommes pas d’accord sur les priorités et les besoins de chacun (conflit qui est bien plus difficile à gérer et qui va sans doute décider de l’avenir du couple)

 

La réaction habituelle au conflit :

Remarque, attaque, commentaire, critique, obligation, ordre … qui entraîne bien souvent l’entrée du triangle dramatique

→ EMOTION

→ COMMUNICATION EGOTIQUE ( tout ramener à soi)

→ REPONSE PAR la menace, la critique, la défense, la blessure, l’attaque. Réponses en chaine.

→ ESCALADE , blessures, douleurs, émotion intense.

→ RESULTAT : baisse de la confiance en soi, en l’autre, du respect, du bien être émotionnel, de l’équilibre, coupure de la relation entrainant la solitude et l’isolement.

 

Vous y êtes? Faites le point. Dans un prochain article, nous verrons comment méta répondre à cela ! Comment désamorcer le conflit et rendre tout cela plus constructif.

 

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PS : pendant cette période de confinement, mon adresse mail mercier.sophie.couple.famille@gmail.com est ouverte à toute discussion, question et cela solidairement de façon gratuite. Ne vous laissez pas tomber surtout.