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Célibat et apprentissage d’une meilleure façon d’aimer

 

Un moment sans couple est un moment particulièrement propice à la réflexion sur soi, sur l’amour de soi, sur l’engagement que l’on désire, sur sa propre identité, ses évolutions, ses apprentissages : ne le zappez pas !

 

Entourez vous de personnes ressources, des réflexions constructives sur ce que vous avez vécu. Ne remettez pas ce que vous avez de plus précieux (votre cœur) dans les mains de l’inconnu sans avoir compris l’histoire précédente, sans avoir digérer le contenu de la souffrance vécue. C’est risqué de reprendre la même histoire, avec d’autres acteurs. La vie nous propose de vivre les mêmes choses tant que nous ne prenons pas les bonnes décisions pour nous même.

 

Si chaque rencontre est vécue comme « expérience à vivre » cela permet de déjà sortir d’un statut de victime de l’autre. Qu’est ce que j’ai appris comme information sur moi dans cette relation, et d’actionner un mouvement libérateur.

 

La première information est de repérer dans la relation et les moments partagés, les attitudes qui ont stressé et les réactions vécues.  C’est parfois minime, mais c’est déjà indicateur.

Il est fort probable que nous sommes sauveurs si nous acceptons très souvent de nous accommoder d’attitudes stressantes pour nous. Une relation doit être fluide et heureuse. Pas stressée et blessante.

Mettre en conscience les attitudes qui peuvent déjà déterminer un type relationnel, va nous permettre de ne pas les reproduire. C’est en cela qu’il est important de faire des bilans relationnels.

 

Dans une relation, on est ou on n’est pas. On nait ou on nait pas.C’est un tord de croire que les sentiments, les inclinaisons peuvent arriver par la suite, ou de penser que l’autre va devenir à un moment donné un autre. Personne ne peut deviner ce que votre cœur est en train de vivre, il n’y a que vous qui le ressentez.

 

Pas d’acharnement thérapeutique pour les sentiments !

 

C’est fluide ou pas, c’est évident ou pas.  ET si cela était le cas et que cela a changé, il faut agir rapidement, sans patience. La guérison spontanée n’arrivera pas…  Il y a une action derrière chaque bonheur. Si la relation est heureuse c’est l’indication. Si je suis tel(le) que je veux être, et que l’autre reste souriant à cela, il n’y aura pas de stress.  Par contre, si vous vous adaptez à quoi que ce soit, c’est dangereux.

Nous pouvons être gentil, c’est indispensable, mais pas dans l’abnégation.

 

Ne faites pas « fi » de quoi que ce soit, c’est risqué de vous embarquer dans une toile difficile à vivre, vous méritez le meilleur pour vous même.

L’absence de patience est un très bon moteur de changement. Et aussi un acte respectueux pour soi.

 

Chaque relation est un apprentissage, chaque échange est un apprentissage. Nous sommes en chemin pour découvrir la meilleure façon d’aimer.

 

 

Quand la vie est perçue comme une aventure merveilleuse, elle est toujours gagnante.photo

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Sortir du Besoin de l’autre

 

Ces dernières années d’expérience personnelle et professionnelle, m’ont amenée à une réflexion sur le sens du couple et sur le besoin d’être avec l’autre.

Qu’elle est la juste distance de chacun de nous dans un couple pour ne pas en arriver à une vampirisation de l’autre, un chemin qui nous emmène vers la non existence personnelle. Comment aller vers une existence plus saine avec l’autre?

 

La co-dépendance qui s’installe parfois dans le couple, est l’attitude qui nous empêche d’exister pour nous-même : nous sommes une personne à travers le rôle que nous jouons pour l’autre, nous privant parfois de l’essentiel pour nous. Nous engageons l’autre dans une absolue nécessité d’être quelqu’un pour nous et de nous remplir. C’est une complicité non saine.

L’étouffement va provenir du fait que nous ne pouvons plus être libre. Nous devons répondre à un devoir plutôt qu’à des envies. Nous ne sommes plus ensemble parce que cela va de soi, parce que nous aimons cela, que cela nous énergétise, mais parce que nous sommes engagés et liés, en prison.

L’hypercontrôle que nous opérons sur nous-même, va engendrer le non-soi. Je dois me contrôler, contrôler mes besoins, sacrifier certaines choses parce que l’autre ne le permet pas, pas toujours de façon exprimée, mais parfois aussi parce que l’on ressent que notre conjoint ne pourrait pas le supporter. Je suis sa « chose », il est aux commandes de ma vie, et je lui ai donné ce pouvoir.

 

Ces situations provoquent énormément de tensions et de souffrance et nous éloignent de l’amour.

L’amour qui est la plus belle chose au monde, et qui ne peut exister qu’à la condition d’être libre de le ressentir, à la liberté de rechoisir l’autre de façon constante.

 

Alors comment permettre cette liberté d’être, si nous sommes engagés dans une relation ?

Toute la difficulté est là. Etre libre ensemble, aimer sans s’attacher…

La solution passera forcément par une conscience de nos problématiques profondes et de nos besoins liés à cette problématique. Peur d’être abandonné, manque d’estime de soi, …

 

Ces questionnements sur nous pourraient nous ouvrir des portes vers la compréhension de notre situation. Sommes nous des êtres remplis ? Remplis d’amour pour nous, rayonnants et offrant de l’amour dans nos relations ? Sommes nous dans une relation de besoin (de l’autre, de ce qu’il me donne, de ce qui me sécurise ?)

Avons nous des domaines de « nourriture de vie » autres que la relation à l’autre ?

Si nous sommes dans notre vie pour être quelqu’un pour quelqu’un, qui sommes nous pour nous mêmes ?

 

Combien d’amours sont floués, parce qu’ils sont dans l’indispensable nécessité ?

Combien de personnes se referment et ne s’autorisent plus l’amour car ils ont été emprisonnés dans cela ?

Combien de personnes sont dans le devoir d’être quelqu’un d’autre qu’elles-mêmes ?

 

Il nous est indispensable de nous questionner là dessus pour évoluer vers un amour plus libre, plus conscient, plus éveillé.

Quelle est la différence entre le besoin et le désir de l’autre ?

 

Etre heureux sans l’autre donne envie à l’autre de partager cela. Nous sortons d’une relation d’obligation d’amour ou de bonheur. D’idéalisation de ce que nous devrions être ensemble. Nous pouvons partager le « plus » de nous même.

 

Dans le monde qui se présente à nous pour demain, nous avons la nécessité de pouvoir compter sur des adultes construits et en réflexion permanente sur eux même. Des adultes en entier. Qui se partagent et se soutiennent, non pas par obligation mais par envie. Des adultes qui sortent des modèles limitants  pour être capables d’adaptation et de créativité.

 

Cela demande de construire une sécurité intérieure, une paix et un amour pour soi. Je suis la meilleure personne pour moi même. Je suis en accord et juste avec moi. Et j’aime être avec les autres, parce que je suis authentique. Je ne triche plus, je ne me sacrifie plus, je n’oblige plus personne. Je n’ai plus d’attente car je réponds à mes besoins et donc, la relation à l’autre est saine.

 

Dans le couple essayons d’être des cerises sur le gâteau, partageons le meilleur et décidons de quitter le pire, existons avant tout pour nous même et offrons cela à l’autre.

 

 

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240_F_109747663_zJucM9VFaKjTN2bPvzYpWKXgCRQbFj74Il n’est plus à prouver que s’aimer soi est un prérequis à l’amour de l’autre. Il faut  de nombreuses années pour apprendre qui nous sommes et prendre une juste place dans sa vie. Cela pourrait en décourager plus d’un à se lancer dans l’aventure pour éviter de souffrir ou faire souffrir ! Et pourtant…

 

 La relation est un lieu d’apprentissage

 

La relation est un lieu très riche d’apprentissage sur soi et sur l’autre. Ce sont des chemins de développement personnel et si nous arrivons à calmer nos démons, des terrains de bonheur et d’exaltation !

Il y a lieu donc de rassurer et d’encadrer toutes les tentatives relationnelles nouvelles qui s’annonceraient à nous. Et d’oser avancer sur la route de la rencontre.

 

Bien souvent, nos relations sont faussées et dysfonctionnelles. Nous appréhendons la relation et la personne en face de nous avec nos propres mots, nos propres représentations, notre histoire, nos blessures, nos cellules etc. ; et la personne en face de nous fait la même chose. Nous sommes piégés par le mental. Si nous en restons là, de nombreuses tentatives seront vaines et de nombreuses souffrances viendront se greffer, nous abandonnerons sans doute avant de nous y perdre… parce que nous chercherons à nous protéger… le cœur. L’amour ne pourra exister.

Cette conduite peut mener à une grande solitude et un manque d’estime pour soi, si ces situations sont plutôt subies par protection. Quel dommage de se faire autant de mal à soi même.

 

Observer la situation pour sortir du statut de victime

 

Reconnaître et accepter qui je suis avec mes difficultés et qui est l’autre avec les siennes permet une grande libération. Car nous cherchons alors à évoluer, à en sortir, plutôt que de subir ce qui ne nous convient pas. Si nous reconnaissons que nous sommes en désaccord avec nous même, nous créons l’accueil et le calme en nous. Chaque désaccord nous amène vers une meilleure compréhension. Le désaccord se manifeste souvent sous forme d’une émotion, d’une tension. Observer cela en nous, donner de la place à cela,  permet de cheminer en soi.

Ensuite,  mettre cela en contact avec l’autre à travers la communication est une étape vers une possibilité de développement.

Pourquoi ne pas coopérer pour construire une relation, au lieu de poursuivre un idéal ( ce que l’autre doit être pour moi)

 

Lorsque je communique avec l’autre en prenant soin de cette communication, je peux développer une connaissance, pas une émotion. Je m’observe et j’apprends, sur moi et sur l’autre. La communication « émotionnelle » (ce que je ressens) et respectueuse  et une connaissance de soi (je suis cette personne, voilà mes forces et mes faiblesses) est une façon de mettre en place une relation plus harmonieuse. Je suis capable de respecter l’autre à partir du moment où je le connais et où je connais nos limites. Je suis capable de respecter l’autre et moi si je m’aime. Je suis en mesure d’être plus authentique et de générer moins de souffrance dans ce que nous vivons ensemble.  A partir du moment où l’on désire construire du lien, il est indispensable de communiquer son mode d’emploi à l’autre pour que la relation soit plus riche et basée sur la liberté d’être.

 

La relation est un lieu pour partager des « entiers » ensemble

 

Nous pouvons coopérer pour construire une relation plus juste. Je vais t’aimer pour ce que tu es, et pas parce que j’ai besoin de toi. Si mon Ego est plus en paix parce que je m’aime assez et que je fais tout ce qui est bon pour moi, dans ce cas, je ne vais pas te demander de m’apporter ce qu’il faut pour que je sois heureux, je sais exactement répondre à mes besoins. L’autre viendra partager ma joie de vivre, et non la construire. Cela allège considérablement la relation.

 

 

Notre passé nous enferme, changeons nos représentations

 

 

Il arrive que des couples de plus de 20 ans arrivent en thérapie conjugale avec l’impression de ne pas ou plus connaître l’autre. C’est normal, nous n’apprenons pas à communiquer l’émotion, le ressenti, parfois même nous ignorons ce qui se passe en nous. Cela génère de la peur qui a pris racine dans notre histoire : comment nos souffrances étaient reçues dans notre passé ? Si elles ont eu de la place, on pourra plus facilement les exprimer sans crainte, si elles ont été bannies, elles auront du mal à se montrer. Elles peuvent même construire une image très négative de nous même.

Le développement de cette communication émotionnelle est possible, face à des personnes respectueuses et qui vont être capable de recevoir vos émotions sans jugement, sans contrainte. Choisissez les bonnes personnes à qui parler …

 

Certaines attitudes semblent très appropriées à ce chemin vers soi et vers l’autre. Que ce soit au niveau de vous même ou des personnes qui vous écoutent.

  • Le Lâcher prise du mental (de nos représentations, de nos croyances, de nos expériences négatives)
  • L’absence de jugement (d’abord sur soi même)
  • L’ouverture qui permet d’avancer plutôt que de résister (tout ce que je vis est un apprentissage)
  • La Bienveillance envers soi et envers l’autre lors de la prise de conscience de ce qu’il se passe.

 

 

Prendre soin de son propre bonheur, est bien une priorité pour être heureux et pour apporter du bien être à notre relation. Soignez l’amour de vous même. Prenez votre bien en urgence et devenez acteur de votre bien être.

 

Sophie Mercier

Coach en Mincithérapie®

Conseillère conjugale et familiale.

 

 

 

 

 

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Il y a des siècles, les femmes grandissaient dans une société patriarcale où la domination masculine était acquise. Les rôles étaient déterminés, chaque personne avait une fonction au sein du couple et de la famille, inscrit et appris : tout le monde avait des repères. Suivre le modèle était sécurisant.

Depuis mai 68, les femmes ont acquis des droits. Elles ont demandé de pouvoir choisir leur vie, leur sexualité, et d’avoir les mêmes droits que les hommes et ont voulu partager le territoire de façon égalitaire. Elles sont sorties de leur maison, devenues plus indépendantes. Elles ont gagné énormément de choses à travers cet avènement du choix. Le choix de procréer ou non, le choix de travailler, de divorcer…

Elles pouvaient déroger aux modèles, se réaliser en tant que personne singulière, sans être l’épouse d’un homme : une fonction perpétuée depuis longtemps.

 

Et par là, les femmes sont confrontées à de nouvelles situations, inconnues souvent, donc sans repères et insécurisantes

 

La première serait la puissance du regard de la société : « toi, femme, tu es faite pour procréer et tu as 40 ans, et tu n’as pas d’enfant : tu aurais choisi ton développement personnel plutôt que de participer au développement de la race  humaine? »  Combien de femmes qui ont choisi cette situation ne souffrent pas du regard et du poids de la culpabilisation de la société, voir même de leurs proches ?

 

Une autre difficulté résulte de la demande de perfection que la société et l’entourage envoient ; les femmes sont invitées à être des Superwomen, et puisqu’elles ont le droit de tout avoir (être mère, être femme, être épouse, être belle, avoir une sexualité) il est question de faire tout cela parfaitement. Elles se mettent donc une pression immense sur les épaules en voulant réussir tous ces domaines à la fois. Elles se disent aller bien, car dans cette société de compétition,  elles doivent réussir pour être considérées et reconnues. Elles n’osent dès lors pas se reconnaître en souffrance, et développent la honte et la culpabilité dans les difficultés qu’elles ressentent. Combien de femmes n’ai je pas entendu se dire être des mauvaises mères, car elles ne se sentent plus à la hauteur, elles s’énervent un peu trop vite, n’ont pas envie de lire une histoire aux enfants, ni de faire l’amour, ni de faire le ménage etc… ?

Or, auparavant, quand nous vivions en clan, toutes ces tâches et ces fonctions étaient réparties entre les personnes du clan. Et la maman avait des relais possibles.

Maintenant que nous vivons en famille nucléaire, il n’y a que deux parents (et même parfois un seul) pour s’occuper de tout le quotidien familial, ce qui rend la situation très lourde.

La femme a aussi acquis des compétences ménagères dans son éducation, et pourrait dans son couple, ne pas considérer son conjoint comme apte à l’aider. Ce qui, par gain de temps ou d’efficacité, alourdit encore un peu plus la sienne. Elle est donc co-créatrice de son malheur. En voulant aller plus vite, elle zappe la période d’apprentissage (mettre tout le monde au travail à sa place)  et elle prend en charge, et s’alourdit d’avantage.

 

Le burn out maternel arrive à ce moment là. La surcharge des tâches ménagères, l’intendance excessive qu’elles prennent naturellement, leur désir d’être à la hauteur dans tous les domaines, la non reconnaissance personnelle de leurs difficultés, de leurs fragilités, la honte, la culpabilité, la comparaison avec les autres, les mènent vers l’effondrement d’elles mêmes.

 

Elles en arrivent à développer un regard sur elles très négatif, d’incapables à y arriver, elles perdent leur repères internes.

En acte, elles peuvent développer de la dépression, une énorme fatigue, du ras le bol, elles croient ne plus aimer personne, ni même leurs enfants, tout devient insupportable à vivre. Elles expriment juste le besoin d’être en boule dans un coin d’une pièce et d’être seules.

 

Elles se sont vidées de leur essence même, elles ne voient plus le sens de leur vie et ne se sentent pas heureuses, malgré tout ce qu’elles ont construit.

Parfois même on observe des « dégâts collatéraux « ; enfants en difficultés, troubles conjugaux qui ajoutent encore et encore du poids à toute la situation. Parfois même on les observe grossir, ou dériver vers des assuétudes, seule alternative bien être pour elles, et même, seules anesthésies possibles de leurs émotions qui essaient d’imposer leurs messages !

Tout est langage, il me semble, et le message est bien véhiculé à travers cela : il est temps de s’occuper de soi ! Help, SOS, si un tel vacarme n’est pas entendu, on prend de sérieux risques pour soi.

Avant de donner tout aux autres, pour être et paraître parfaite, il est temps d’être soi même et de s’aimer !

L’amour des autres passe par l’amour pour soi.

La femme en burn out est vide, brûlée de l’intérieur et ne sait plus donner, elle doit recharger ses batteries.

Elle doit apprendre à se recentrer sur elle avant tout.

Lorsqu’elle aura fait le plein, lorsqu’elle sera nourrie elle même, lorsqu’elle aura mis son propre masque à oxygène, elle pourra accomplir l’accompagnement des autres.

 

Comment l’aider ?

Lui permettre de l’espace de remplissage, de resourcement, selon ses envies : formation, thérapie, accompagnement, coaching, massage, voyage… tout ce qu’elle peut faire pour s’apporter du soin !

 

En ce début d’année, à l’heure des bonnes résolutions, prenons soin de nous « m’aime » !

 

Sophie Mercier

Coach en Mincithérapie®

Thérapeute, qu

Cadeau de nouvelle année pour vous Je vous invité le 16 et le 30 décembre à ce Facebook live pour poser toutes vos questions sur la Mincithérapie.

Vous n’avez pas Facebook? Il suffit de créer un profil rapide, avec le nom de votre choix, de se brancher sur la page Mincithérapie à l’heure du rendez vous et de nous attendre !

A très vite !

 

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Tous les enfants naissent différents, il y a une multitude de petites merveilles qui ne demandent qu’à s’épanouir. Notre société en transition commence à réfléchir à cette multitude de possibles et à la manière d’éduquer différemment et accompagner nos enfants qui présentent tous des particularités lumineuses.

 

Je m’attarde aujourd’hui sur ces enfants « zatypiques », les hypersensibles.

 

Cet enfant a un fonctionnement psycho-affectif et cognitif particulier. Il réagit de manière différente et très impressionnante aux stimulis extérieurs. Ce qui rend très souvent son champ relationnel difficile. L’entourage ne le comprend pas toujours, et lui même a du mal aussi.

Imaginez un être sans peau qui sort à l’extérieur. C’est ce que vit l’hypersensible dans son corps, son mental et son coeur. Il est attaqué de partout.

Au niveau physique : Il a ce qu’on appelle l’hyperesthésie. Les bruits, les odeurs, la lumière, les sensations lui arrivent de façon très agressante et disproportionnée. Son cerveau a donc beaucoup de travail à calmer tout cela, à gérer toutes les sensations en même temps, et il peut être plus fatigué que la moyenne.

Il peut aussi avoir besoin de calme et de retrait, de solitude, pour retrouver de la zénitude. Il peut réagir avec des émotions très fortes, car il est envahi d’agressions extérieures et ne peut pas toujours les analyser posément ; il réagira alors de façon pulsionnelle (colère, tristesse, peur, repli, excitation, hyperactivité, cri, etc…)

Au niveau cognitif, il a un sens différent de l’observation, plus souvent subtil, intuitif et dans le détail. Il aborde très souvent les matières intellectuelles de façon globale et sensorielle.

C’est aussi un capteur émotionnel incroyable ; il est submergé et constamment envahi par ses propres émotions mais aussi celles des autres. En public, il peut être en difficulté, car il reçoit les émotions des autres en lui.

Il peut aussi souffrir de solitude dans sa différence mais aussi d’isolement (qui serait une réaction aux stimulis mais pourrait l’affecter).

 

Dans un système scolaire tel que nous le rencontrons habituellement et dans notre société de compétition, il est très souvent confronté à une norme jugeante qui risque de le déstabiliser. L’enfant, dans ces normes jugeantes (qui valorisent la ressemblance entre pairs et la compétition) va avoir son ego fragilisé (je suis moins bien que les autres) et réagira peut être en victime : «  je serai toujours moins bien que les autres, c’est comme cela, je ne peux rien faire » (pôle dépressif)  ou développera une protection égotique surdimensionnée : «  je me sens différent alors suis supérieur » ou s’isolera pour ne pas ressentir ces difficultés.

Il pourrait développer des dérives ; peur de ses propres réactions, vulnérabilité et auto-critique démesurée (manque de confiance), révolte contre l’injustice, protection contre l’amour et l’amitié, sauver les autres pour ne pas s’écouter lui même …

 

Il est donc important, voir indispensable, en tant que parent, éducateur, enseignant de comprendre et d’accompagner au mieux ces découvertes sur l’enfant et de réagir avec une attitude adaptée, afin qu’il puisse comprendre qu’il a un don, que cette particularité est merveilleuse et qu’il peut la développer pour vivre au mieux cela.

 

« Supplique d’un enfant zèbre à son enseignante :

Enseignez-nous le plaisir d’apprendre.
N’apportez pas seulement vos réponses, réveillez nos questions trop longtemps étouffées. Accueillez surtout nos interrogations.
Apprenez-nous à nous respecter, à échanger, à partager à dialoguer.
N’apportez pas seulement votre savoir, réveillez notre faim d’être.
Accueillez nos différences, nos angoisses, notre hypersensibilité.
Appelez nous à grandir à la vie et développer nos potentiels.
Apprenez-nous le meilleur de nous-mêmes.
Enseignez-nous à regarder, à explorer, n’apportez pas seulement votre savoir faire, réveillez en nous le goût de l’engagement.
Accueillez notre créativité.
Appelez nous à enrichir la vie.
Apprenez-nous la rencontre avec le monde.
Enseignez nous à entendre au-delà des apparences.
N’apportez pas seulement de la cohérence et des bribes de vérités, éclairez nous sur la finalité des apprentissages et éveillez en nous la quête du sens.
Appelez-nous à entrer dans une vie plus ardente. »

(sans nom – trouvé sur un blog)

 

 

Quelles sont les pistes ?

 

Il va d’abord falloir définir les besoins de notre enfant hypersensible et de lui apporter les outils de développement.

 

Ne cherchez surement jamais à endurcir son hypersensibilité, vous risqueriez de créer chez lui une anesthésie possible des émotions à travers des addictions (notamment la nourriture et donc les problèmes de poids), de développer un égo « de travers » et une carapace émotionnelle.

 

Il faudra donc se demander comment calmer l’hyperesthésie, accueillir les émotions et comprendre leurs messages pour y répondre adéquatement, valoriser l’intelligence émotionnelle (faire de la place à son hyper empathie, sa sensibilité, son intuition, développer son vocabulaire et ses habilités émotionnelles) …

 

Beaucoup d’outils en neurosciences peuvent aider l’hypersensible qui pourrait développer plus de cortisol que la moyenne (hormone du stress) et je vous invite très sincèrement à vous y intéresser. Méditation, sophrologie, kinésiologie, EFT, hypnose, relaxation, massage, etc…

 

Et si vous désirez en savoir plus, je vous invite à participer à nos formations ouvertes à tous les adultes dès le mois de janvier (un dimanche par mois)

A la rencontre de nos émotions formation

 

23Jacques Mercier parle du sommet

Du 15 au 28 novembre 2018
Un Sommet de la Transition sur le web
pour trouver la motivation de mettre le turbo à notre engagement
pour endiguer les crises et effondrements

Pas le temps, pas d’argent, besoin d’inspiration, besoin d’émulation… Ce Sommet de la Transition entend nous procurer la détermination de nous engager corps et âme dans la transition, ce mouvement auquel nous devons tous participer pour freiner les crises et effondrements déjà en cours.

Un sommet, qu’est-ce que c’est ?
Un ensemble d’interventions de professionnels autour d’un sujet choisi que l’on aborde dans ses harmoniques. Concrètement, 1 à 2 entretiens autour de la transition seront accessibles via le web sans frais chaque jour du 15 au 28 novembre.

Ce sommet vise plutôt les femmes
Pourquoi les femmes ? Parce qu’elles sont des vecteurs privilégiés mais silencieux de la transition et qu’il est important qu’elles le sachent pour, si elles le souhaitent, se mobiliser de façon plus résolue en sachant qu’elles sont déjà très nombreuses à opérer une révolution silencieuse dans l’espace de leur foyer.

Sans qu’on s’en aperçoive, encore aujourd’hui, notre civilisation est très imprégnée de l’idéologie partriarcale. Les femmes restent conditionnées à assurer des tâches serviles et à le faire dans la discrétion. Résultat : on ne voit pas le travail qu’elles abattent.
Les chiffres sont pourtant là, et ils sont récents : dans les pays occidentaux, les femmes assurent l’intendance et l’éducation à 80%. Ce qu’on sait moins, c’est que les femmes sont aussi à l’origine de 80% des décisions d’achat ; cela signifie qu’elles tiennent entre les mains le levier du changement dont nous avons besoin collectivement pour atténuer les crises déjà en cours.

Pas de changement durable sans un changement profond de l’intérieur
Les professionnels du changement bien connus qui participent à ce sommet – Thomas d’Ansembourg, Caroline Burel, Sylvie Kaye, Jean-Jacques Crèvecoeur, John Rizzo, Maryse Lehoux, Anne-Sophie Droulez, Sophie Mercier, Gauthier Chapelle, Christiane Thiry, Isabella Lenarduzzi – estiment que le traitement que nous infligeons à la terre est le reflet de l’absence de soin que nous avons pour nous-mêmes. L’écologie globale présuppose l’écologie personnelle. Autrement dit, pas de changement durable sans un changement profond de l’intérieur. Le Sommet de la Transition nous procure de l’inspiration et des pistes pour trouver en nous la motivation de nous engager profondément et durablement. Des témoins du temps comme Danielle Bajomée, Lucienne Strivay, Jacques Mercier, Raphael Lafontaine et Julien Peron nous permettront de mieux comprendre ce qui se joue en filigrane.

Le Sommet de la Transition
Dates :du 15 au 28 novembre 2018
Lien d’inscription : https://tribu-zen.com/sommet/sommet-de-la-transition/?ref=25
Contact : Patricia Mignone
patricia@tribu-zen.com
0478 43 68 48

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L’hypersensibilité chérie

 

Lorsque j’étais enfant, ma mère me disait : «  tu es trop sensible, arrête de pleurer, sois forte, pourquoi tu as ‘encoooooore’ mal au ventre ? «  Et prévenait chaque année mes institutrices «  elle est trop sensible », mes frères me chambraient «  quelle chichiteuse… »

 

Bref, j’ai très vite compris que cette réactivité extrême qui était la mienne n’était pas bienvenue dans la vie, que j’avais un « problème ».  J’ai appris naturellement à anesthésier, faire semblant, supporter, cacher, contrôler. Tout cela pour être aimée, d’abord de ma mère,  ensuite de tout le monde … En conclusion ;  je me suis mal aimée moi même.

Jusqu’à ce que je rencontre petit à petit des thérapeutes, des formations,  d’autres hypersensibles et dernièrement la Mincithérapie®.

 

A partir du moment où j’ai accepté de mettre en avant mon hypersensibilité et arrêté de l’anesthésier : tout a changé dans ma vie, ma vie intérieure et extérieure.  J’ai découvert cette vie de l’intérieur : la vibration.  J’ai aussi accepté l’intuition. J’ai appris à aménager de la compassion pour mes réactions et j’ai permis plus de rayonnement.  Je me suis observée et je ne me suis plus jugée. Cela m’a appris énormément de choses sur moi, mais aussi sur les relations.

 

On peut apprendre tous les jours à maîtriser cet art de vivre son hypersensibilité, et depuis, j’accompagne les autres sur ce chemin.

Certains hypersensibles ont besoin d’aide. Surtout s’ils, comme moi, ont tout étouffé. Et sont des hyper adaptés ! Peut être même ont-ils des addictions pour les aider à ne pas trop sentir…

C’est jusque là une très bonne attitude de protection, mais cela peut aussi effacer notre essence, notre énergie vitale. Cela est certes une mauvaise façon de nous aimer.

S’empêcher de ressentir, c’est ne pas être soi.

 

Etre hypersensible, c’est constamment tout ressentir à la fois, avec tous ses sens en éveil. Ressentir les odeurs (les bonnes et les mauvaises), entendre tous les bruits en même temps (mêmes les plus anodins), sentir les émotions des autres (les bonnes et les mauvaises), sentir ce qu’il peut se passer, anticiper tout, sentir sur sa peau : les touchers désagréables (et agréables).  Un être hypersensible a un cerveau en action beaucoup de domaines en même temps.

Lorsqu’on a appris à anesthésier, on peut éventuellement faire abstraction de certaines choses : je n’ai pas envie de sentir : cela n’est pas spontané mais actionné, cela crée une fatigue certaine et à force, cela s’ancre comme des habitudes.

Les hypersensibles apprennent à adapter leur comportement à l’agression extérieure, sinon ils subissent en réagissant négativement (isolement, agressivité, autodestruction).

 

Il y a tant d’hypersensibles qui s’ignorent ! Avant de savoir comment gérer tout cela.

 

Et bien heureusement, si nous apprenons notre façon de fonctionner et permettons à l’hypersensibilité d’exister, nous pouvons vivre des moments en pleine conscience, et se sentir nourri dans ce qu’on aime être.

Ressentir une étreinte ou un câlin, en activant sa capacité d’emmagasiner les sensations et  l’émotion ressentie : ce sont des vitamines d’amour. La pleine conscience permet d’observer intérieurement le chemin que les vibrations empruntent pour ne rater aucun bénéfice de ce moment. Vibrer, encore et encore.

S’émerveiller de la nature et des ses bonnes odeurs, de ces douceurs sur la peau. De ces bonnes ondes. Nourrir son corps et son âme (intimement liés sur cette terre)  de ce qu’il aime et a besoin.

 

L’hypersensible a parfois des difficultés à vivre avec les autres.

En face de lui, il a peut être quelqu’un qui ne vibre pas de la même façon. S’il a la chance d’avoir un être doué d’ouverture, ils chercheront ensemble à découvrir l’art de la vibration. Il peut aussi en acceptant mieux ce qu’il est, rencontrer un partenaire qui trouve cela merveilleux. Mais s’il se trouve avec un être qui, comme ma mère, éprouve plutôt de l’incompréhension voir de l’agacement pour ce genre de sensibilité, cela pourra être préjudiciable pour son bien être, soit parce qu’il anesthésiera, ou contrôlera son hyperréactivité … Il ne pourra pas exister vraiment. Alors il  fera en sorte de correspondre à ce qu’on attend de lui, en pensant qu’il a un défaut, une tare, un boulet.

 

Je n’en fais qu’à mon cœur !

Oser accepter être soi, avec soi et avec les autres, aller à la rencontre des messages de nos émotions, de nos ressentis, explorer notre vie intérieure, permet de nous aligner, de n’en faire qu’à notre cœur et de rencontrer le véritable bien être.

Un chemin qui prend parfois du temps, de l’aide, du soutien mais qui, en vaut vraiment non pas la peine, mais l’Amour.

 

Sophie Mercier