en cette fin d’année, je vous propose ces quelques informations sur la rentrée de janvier 2020 !

 

1° dès le début du mois, j’ouvrirai des nouvelles consultations sur Nivelles, dans un merveilleux lieu,  rue des Conceptionnistes, 4 (en face d’ Erasme). http://www.centredesconceptionnistes.be

Des rendez vous le samedi ! Prise de rendez vous par téléphone : 0477/406.723

 

Ces moments sont consacrés au Conseil conjugal et familial : le lieu où la personne, le couple ou la famille (en partie ou en tout) vient exposer ses difficultés relationnelles et explorer des directions possibles pour aller mieux. C’est un lieu où l’on essaie, l’on apprend des attitudes relationnelles bienveillantes pour soi et pour les autres, dans un cadre sécurisé par la professionnelle de la relation.

C’est un lieu d’expression et de communication, d’apprentissage et de développement.

  • Pour l’enfant : pour exprimer et comprendre le message de ses émotions et pouvoir répondre à ses besoins.
  • Pour l’adulte et l’ado : pour comprendre et développer de nouvelles attitudes pour être plus heureux dans ses relations (à soi, aux autres).
  • Pour le parent : pour comprendre et apprendre des attitudes d’éducateur et de bien être en famille.
  • Pour la famille : pour développer un climat sain et serein, le « bien vivre ensemble ».
  • Pour le couple : pour développer une entente et une intimité heureuse.

J’utilise pour cela des outils de communication bienveillante, des bilans écrits, des jeux relationnels etc… d’orientation systémique, avec des outils PNL.

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2°  Je propose aussi deux nouveaux cours en Mincithérapie® : sur Nivelles et sur Braine L’Alleud, programme de 35 semaines sur la libération du poids émotionnel. En travaillant l’ancrage des attitudes heureuses et du regard bienveillant sur soi (1H30 par semaine en groupe), nous apprenons à ne plus compenser par la nourriture, à sortir du contrôle et du jugement sur soi et les kilos s’envolent !

Conférence d’informations le vendredi 20 décembre à 20H à Nivelles (Renseignements par mail : mercier.sophie.couple.famille@gmail.com)

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3° Et bien sûr, je continue à préparer des stages pour les couples ! Si cela vous tente, si vous désirez être informés, n’hésitez pas à m’envoyer un mail !

 

Je vous souhaite plein de réussites, de nouveaux projets et belle nouvelle année à vous tous !

 

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5 idées pour entretenir la flamme de votre couple

 

C’est la fin de l’année, il est l’heure des bonnes résolutions ? Entretenir la flamme fera j’espère, partie de vos priorités pour 2020 ! Pour ne pas se perdre, gardons en tête que le couple est un lieu où il est bon de se retrouver. Non pas sur un champs de bataille, mais sur un champs de fleurs, de ressourcement, de plaisir, de bien être. 

Oui, mais comment?

Voici 5 idées pour vous inspirer…

 

  1. Se retrouver une soirée par semaine. Chacun a son tour pour organiser la soirée. Le but est de se retrouver autour de ce que l’un de nous deux aime faire et de profiter pour entrer dans le monde de l’autre. Le connaitre, le (re)découvrir, l’apprendre…

C’est une soirée séduction, soyez extrêmement prévenants tous les deux. Faites vous belle-beau!

Faites de ce moment détente, plaisir et rire! On peut même envisager de se lire les 36 questions pour retomber amoureux d’Arthur Aron (1997),juste pour voir si sa théorie fonctionne !

 

  1. Quelques mots d’amour, toujours !

Repensez au pouvoir des mots d’amour. Ce qui est inscrit reste et peut se relire, c’est important.

Un simple  » je t’aime » ou  » bonne journée » sur le café de l’autre, un petit bonjour par SMS, un petit sexto, une lettre, un gentil mail … Vous n’êtes jamais acquis(e), n’oubliez pas de lui rappeler de votre amour. Après 30 années d’amour, Jacques laisse encore de temps en temps un post-it avec un mot tendre sur chaque marche de l’escalier quand Lucie rentre tard. Effet assuré !

 

3- Installer le symbolique.Vous n’en pouvez plus de prendre ses problèmes à cœur, cela prend trop de place dans vos discussions. Achetez-vous une peluche à l’effigie de monstre ou tout autre objet qui pourrait représenter le « problème » qui pollue l’ambiance.  Jacques Salomé parle lui même d’étron en plastique qu’on dépose sur la taie d’oreiller pour envoyer le message : « pas question de se coucher avec cela !… » Donner gentiment l’objet après avoir écouté, signifie que vous avez été une oreille attentive, mais que vous ne porterez pas ses problèmes et que vous lui demandez de le faire. Cette procédure symbolique amène l’humour et le décalage et cesse la prise de tête.

 

4- Le rendez vous sensuel. La fougue de nos jeunes années s’est peut être un peu dissipée, mais le plaisir du câlin reste présent. La peau continue à être un récepteur incroyable de sensations. Offrez-vous une formation en massage pour couple, une séance duo par deux professionnels, mais massez vous en sentant les frissons qui circulent ! Lisez un livre érotique ensemble, découvrez le plaisir de la communication sexuelle ( ce livre  74432632_443836822996786_1632094964118716416_n est très inspirant!

Installez le calme, l’intime, l’ambiance, les bougies, la musique et prenez le temps de vous cajoler l’un l’autre.

 

5- La boite à désir.Cette procédure doit être comprise et installée ensemble, pour être dans la complicité et le jeu.

Achetez-vous une belle boite : lorsque vous la laissez ouverte, vous signifiez à l’autre votre désir d’être charmé. Vous pouvez même y glisser un petit papier où vous auriez écrit votre fantasme… L’autre a le droit de ne pas vous répondre mais au moins, vous l’avez exprimé. Frank a écrit ce matin dans la boite à désir que ce soir, il aimerait qu’elle l’attende avec sa petite robe noire. Elle a répondu qu’elle voudrait qu’il porte son parfum préféré…

 

C’est le moment de préparer et de réfléchir à votre année bonheur en couple ! Le couple ne va pas toujours de soi, il est bon d’y faire le ménage, de lui remettre du baume au coeur, au corps…  Sous le sapin, un we en amoureux, un livre ou une activité à partager ?

 

 

Ce lundi soir, j’ai assisté à une initiation au sketchnoting.  Comme j’aime l’écriture, le geste graphique et le dessin, et que mon cerveau enregistre plus facilement le visuel, j’ai adopté la technique. Je vais l’essayer dans plusieurs contextes : mantras, carnet de voyage…

Mais ici je vous livre l’enseignement de la communication conjugale de Gotman, que nous explique si bien Yvon Dallaire à travers ces 4 cavaliers de l’apocalypse

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Les cavaliers de l’apocalypse, c’est bien la dérive du couple… et pour moi, ce sont des alertes : il est temps de remettre le lien en question…

pour le sketchnoting  : Christophe Vanderroost chez Créapictos

https://www.facebook.com/christophevanderroost1/

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« J’ai découvert tardivement dans ma vie d’homme que la tendresse, surtout dans la relation intime qui est celle d’un couple, n’est pas une question d’intention mais qu’elle ressemblait à une ascèse qui allait nous demander, à nous les hommes, vigilance, rigueur et compassion.

Pour baliser cette démarche, je propose quelques repères :

– Ne pas confondre tendresse et sentiment. La tendresse n’est pas un sentiment, c’est une qualité de la relation.

– Ce n’est pas l’amour qui maintient deux êtres ensemble dans la durée, c’est la qualité de la communication qui va circuler entre eux.

– La qualité de cette communication sera liée à l’écoute et à la satisfaction des besoins relationnels profonds de chacun des partenaires.

Vivre la tendresse supposera donc, au delà d’une intention, les possibles d’une spontanéité libérée des pièges habituels de la communication intime. Libérée aussi des trois grands ennemis de la tendresse :

1. la peur ou l’impérialisme de l’érotisation
2. la peur de la dépendance ou de la fusion
3. la peur des jugements de valeurs ou l’atteinte à l’image de moi.

Un des fondements à la tendresse partagée sera l’écoute et la satisfaction des besoins relationnels profonds de chacun des partenaires du couple.

– Besoin de se dire : avec des mots à moi dans les différents registres de la communication intime, au niveau des idées, des croyances, du ressenti, de l’imaginaire et même des fantasmes sans que ceux-ci menacent l’équilibre de l’autre.

– Besoin d’être entendu dans chacun de ces registres, non pas que j’attende que l’’autre soit d’accord avec moi, mais que je sente qu’il peut recevoir ce que je dis dans sa direction sans réagir, sans se sentir mis en cause.

– Besoin d’être reconnu tel que se suis et non pas tel que l’autre me voudrait avec parfois ce besoin d’être accepté inconditionnellement avec mes insuffisances, avec mes zones de vulnérabilité et mes limites.

– Besoin d’être valorisé, gratifié, d’avoir le sentiment que ce que je dis, que ce que je suis compte pour l’autre, a de la valeur pour lui.

La tendresse vécue suppose :
– une présence, être présent au présent
– une attentivité tournée vers l’autre
– une confirmation de l’autre, quand celui-ci à le sentiment qu’il est accueilli, reconnu, valorisé, accepté.
– une proximité, ce qui permet de mettre en jeu tous les langages de la tendresse, regards, vibrations émotionnelles, circulations des émotions.

La tendresse, en fin de compte, suppose une liberté d’être à la fois chez celui qui la donne et chez celui qui la reçoit. C’est cette liberté d’être que je souhaite à chacun. »

Jacques Salomé – extrait de Apprivoiser la tendresse

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La colère, une émotion mal aimée

 

Fureur, hostilité, exaspération, indignation, courroux, tracas, animosité, mécontentement, irritabilité, ressentiment.. la colère ne s’exprime pas toujours à l’extrême avec haine et violence. Elle peut s’infilter aussi à pas feutrés en nous, en cherchant une voie d’expression autre que les hurlements et les destructions. Ce qui est certain, c’est qu’elle cherche à nous dire quelque chose et souvent, on ne l’entend pas. On la subit, on la réfute… Comme il est difficile de l’accepter pour le rôle qu’elle a à jouer dans notre vie.

 

Toute émotion existe pour nous dire quelque chose que nous devons faire, penser, changer. Le mot émotionvient du latin « emovere » et se traduit par « mouvement ». La colère serait donc une force qui nait dans notre corps suite à une information reçue et qui pousse à bouger.

 

Qu’est-ce que la colère ? Qu’est-ce qu’elle exprime ?

 

La colère fait peur, elle fait du bruit. Elle est douloureuse. Pour nous et pour les autres. C’est pourquoi elle est mal aimée. Pourtant, comme toutes les émotions, c’est une énergie qui a son rôle à jouer et a quelque chose d’important à dire : elle nous pousse à nous défendre, nous permet de poser les limites, et de faire respecter notre espace.

 

Les chercheurs en neurosciences ont vu que le sang afflue dans les mains lorsque nous commençons à nous énerver, et que cela permet de s’emparer au plus vite d’une arme ou d’un outil pour se défendre : « avoir le sang qui bout » ! Cette émotion envoie aussi le sang au visage : « être rouge de colère »… Le corps concentre donc toute son énergie dans la réactivité du corps, pour que nous soyons en mesure de nous défendre et mettre notre corps en réaction au « danger ».

 

La colère est donc bien une émotion qui nous permet de nous protéger

 

Mais elle n’est pas anodine. Exprimer sa colère a toutefois des conséquences :

 

La colère permet une libération d’adrénaline (qui va nous donner un afflux d’énergie pour bouger, combattre, nous défendre) mais aussi une montée de cortisol (hormone de stress). Le cortisol n’a pas de bonnes répercussions dans notre corps. Pour une minute de colère, il faudra une heure de désintoxication chimique à notre corps. C’est une émotion à grande toxicité.

 

Dans certaines familles, environnements, cultures, les réactions impulsives et vives ne sont pas autorisées. Il se peut toutefois que celles –ci s’expriment différemment, consciemment ou non.Dents et mâchoires serrées (mordre sur sa chique), difficultés digestives, foie endommagé selon la médecine chinoise, insomnies, baisse d’estime, dépression…

 

Le comportement issu de la colère peut donc nous détruire  physiquement par ses effets toxiques et somatiques et psychologiquement par la création d’une mauvaise image de soi.

 

Elle peut aussi mettre en danger nos relations, elle n’a pas bon effet sur les autres etnous devrions rester prudent et lui permettre de s’exprimer sans conséquence.

 

La colère n’est jamais très bien accueillie, c’est un fait. Lorsqu’on subit la colère de l’autre, nous sommes aussi agressés. Il nous envoie un jet de haine ou une attitude effrayante, des mots blessants qui pourraient nous détruire, nous sommes attaqués. Notre colère est aussi activée et le combat commence.

 

« Petit, lorsque j’étais frustré, je n’arrivais pas à exprimer mes sentiments, j’avais un blocage d’expression. Je sentais une douleur au fond de moi, j’explosais à chaque fois que je me sentais jugé injustement. On me disait colérique.

Dans mon couple adulte, j’avais le sentiment d’être un monstre incompris, il y avait un décalage entre ce que j’avais au fond de moi et ce que j’arrivais à partager.

Et puis, un jour, dans l’escalade de la non expression, j’ai commis l’irréparable… J’étais dans une peur panique, ma femme me dévalorisait, me jugeait, j’allais ne plus être aimé, abandonné, elle me cassait, j’étais moins bien qu’elle, alors, je l’ai frappée…

L’Amour n’est pas violence. J’étais anéanti, j’avais tout détruit.

J’ai compris que je devais faire une démarche car j’avais dépassé la limite. Je me suis retrouvé dans un groupe thérapeutique avec des hommes de tous gabarits de violence. Nous étions une dizaine, encadrés par deux ou trois thérapeutes et nous nous engagions pour 21 séances dans ce parcours. Le cadre est très strict : deux heures par semaine, aucune absence non justifiée, confidentialité, respect, aucune drogue ni alcool, ni débordement autorisé : un pacte est signé devant le groupe, la pression de celui-ci a un grand effet. Ce travail permet, outre l’expression de nos malaises vis à vis de nos comportements, de reconnaître pour chaque personne les situations à risque, de construire l’identification des moments clefs où l’on dérape, où l’on se sent en danger, les détonateurs. Nous faisons des exercices, des jeux de rôles. Nous construisons le mode d’emploi de notre propre colère.

J’ai fait un cycle et un peu plus et j’ai senti la paix arriver. Aujourd’hui, je sens mon image de moi plus positive. Je ne me sens plus menacé par ce que pensent les autres. Je ne me sens que rarement agressé et lorsque cela se produit, je quitte la scène, sans besoin de défendre verbalement, physiquement ou intérieurement de façon violente. La colère est stable, elle n’a plus besoin d’exploser, j’ai compris ce qu’il fallait adoucir en moi. » Jérôme, 41 ans.

 

Il se peut aussi que la colère ait un impact sur notre vie sociale : « C’est un colérique, attention ! » et nous voilà vite porteur d’une étiquette.

 

Nous pensons que nous sommes une attitude. Je suis colérique, je suis un sang chaud, je suis un impulsif, c’est comme cela que je suis et je ne peux rien changer, je suis obligé de le subir et les autres aussi… L’héritage génétique, la construction, la récurrence des attitudes, l’éducation, le regard des autres, tout cela a construit cette idée. Qui n’est pourtant qu’une idée… et si l’émotion est trop difficile à vivre, à faire vivre ou pose problème dans notre vie, nous sommes parfois contraints de l’éteindre en compensant par des attitudes de dépendances anesthésiantes : alcool, nourriture, cigarette, drogue, dépression… parce que nous pensons que nous ne sommes pas capables de changer ce qui ne nous convient pas.

 

Une attitude ne devrait pas nous définir, ou pire définir un enfant dans un groupe social. Une émotion a toujours quelque chose à dire et doit être entendue comme telle.

 

Pourquoi nous mettons-nous en colère ?

Cette émotion nous permet notre protection, ou celle des autres que nous défendons. Mais elle n’aura pas un impact positif socialement si nous n’arrivons pas à la comprendre et en canaliser ses expressions.

 

Nous pouvons sentir plusieurs sortes de menaces : des dangers physiques : agression, coup, bousculade…  ou des dangers plus psychologiques : bafoué, critiqué, maltraité, mal jugé, humilié, rejeté…

 

En quoi est-elle positive ?

 

La colère nous invite à nous aimer plus fort, à nous respecter plus, car elle nous éloigne de la menace pour nous. En l’acceptant, nous prenons conscience de ce qu’elle nous apporte comme « message »: « il faudrait que tu reviennes à l’essentiel pour toi, t’apporter une juste place et beaucoup plus de paix et une meilleure image de toi. » Ce qui jailliraincontestablement dans les relations avec les autres.

 

Face à la colère de quelqu’un de proche, nous pouvons, avec cette compréhension, mieux gérer la relation. Nous pouvons lui demander ce dont il a besoin pour se sentir moins agressé, moins en danger.

Si la colère est trop forte, nous pouvons lui demander de d’abord intervenir sur l’intensité (se calmer) et ensuite, on d’en parler plus sereinement.

 

Comment l’exprimer à bon escient et sans agressivité ?

 

En traitant l’information, le message, le langage de la colère le plus tôt possible, nous pouvons diminuer la réactivité agressive (l’impulsivité), et stopper le processus. La colère nous montre le chemin, à nous de l’emprunter le mieux possible, sans entamer un combat qui nous détruit et détruit nos relations.

 

La représentation que nous nous faisons d’une situation est remplie de nos croyances, de nos préjugés, de tout ce que nous avons construit, éduqué depuis notre venue au monde. Chaque personne aura une réaction différente dans une même situation.

C’est une bonne nouvelle, cela veut dire que nous pouvons changer nos idées, changer notre regard sur des situations (Que s’est il passé ? Qu’est ce que j’ai ressenti ?) qui ne nous conviennent pas (De quoi j’aurais eu besoin ?).

 

Une réaction positive à s’apporter est le calme et la détente lorsque la colère s’est exprimée, pour agir sur le stress et ses réactions chimiques en œuvre en nous : balade, sport, exercices de méditation, de relaxation, exercices d’extériorisation de la colère.

Une réaction positive à apporter à la relation est l’explication de ce qu’on ressent.  Une meilleure connaissance de soi (pourquoi j’ai réagi violemment, de quoi je me suis senti menacé) amène une meilleure communication à l’autre. Le dialogue peut s’ouvrir, nous sortons du bac à sable où l’on s’envoie du sable dans les yeux tour à tour, pour comprendre ce dont chacun a besoin pour se sentir à sa juste place, respecté.

Lorsque nous pouvons exister, et respecter notre espace, la colère n’a plus de raison d’être.

 

Article publié dans magazine plus de septembre 2019

 

 

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NON ! Et après ?

 

Amélie : « Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai préféré dire « oui » pour ne prendre aucun risque. J’ai préféré supporter, suivre, attendre, accepter, remplacer, rester immobile, subir … pour ne pas perdre quelque chose ou quelqu’un.

Lorsque mon père tombe malade et est rapatrié en Belgique, sans me poser aucune question, je m’en occupe tout comme mon frère et ma sœur. Il est placé dans une maison de repos. Il le vit mal. Il reprend des forces. Sa place n’est pas véritablement là. La maison de repos coûte cher. Je propose de l’héberger à la maison. Dans ma tête, je ne vois rien, je ne prévois rien dans l’avenir, j’agis sur le moment présent : je suis en mode soldat, j’agis et je ne me retourne pas pour écouter les réactions, commentaires, précautions, avertissements sérieux, intrusifs dans ma vie.

Et puis le téléphone sonne et je sens que cela va être difficile. Mon cerveau a déjà compris et envoie déjà des ondes négatives sur mon corps. Ma mère me dit que si mon père vient habiter chez moi, nous ne nous verrons plus. Dans mon esprit c’est fulgurant. C’est l’éruption. Du chantage affectif en pleine tempête. Plus de complicité, plus de rires, plus de dîner à l’improviste avec elle. C’est dommage … je ne dis pas non, je dis c’est dommage ! Nous ne nous reverrons pas mais je ne changerai rien à ma décision. Je tremble. Quelque chose s’écroule. Une perte de repère. Je refuse d’entrer dans ce chantage. Ma mère évoque sa solitude, le manque de reconnaissance à son égard.

Je me sens terriblement coupable et révoltée car elle me demande de choisir mon camp.

J’ai dit non à ma mère. Je me sens coupable de ce qu’elle a ressenti.

Je n’ai pas dit non à mon père. Petit soldat j’ai agi pour avoir sa reconnaissance. Aujourd’hui je sais que je me suis trompée. Je devais dire non. Je n’ai rien gagné. J’ai perdu mon énergie, ma bienveillance à mon égard. »

 

Nous sommes tous confrontés à devoir dire NON à une situation qui dépasse notre limite.

Dire non à quelqu’un que nous aimons, dire non à un service demandé qui ne nous convient pas, dire non à l’attente de l’autre.

Pour beaucoup d’entre nous,  cela est difficile et génère énormément de culpabilité et de peurs.

Amélie n’a pas pu réussi à faire exister cette limite en elle, même si son corps lui envoyait des signaux, ses habitudes de fonctionnement, son éducation, ne lui ont pas permis d’écouter la justesse intuitive. Elle en a souffert terriblement. C’est malgré tout une expérience constructive qui lui permet de comprendre qu’elle doit avancer et changer sa façon de faire et de réagir dans ses relations, pour se respecter elle même.

 

L’écoute de soi est essentielle à l’affirmation et le respect personnel.

 

Lorsque nous répondons toujours positivement aux demandes des autres, nous ne nous penchons pas toujours sur notre ressenti ou nos désirs. A force de répondre de cette façon, nous ferons certainement face à l’épuisement, le sentiment de non existence, de se sentir mal aimé, pas entendu… ces conduites du « tout donner à l’autre ou à la situation » ou de « faire passer les autres avant soi », peuvent mener au burn-out professionnel ou familial, la rupture ou même à la dépression dans les cas les plus aigus.

 

Quand nous avons tout donné, que reste-t-il pour nous ? Où est notre essence vitale ? Quel sera le sentiment sur nous même ?

 

 

Nous sommes partagés, pas contents de nous, indécis et insatisfaits devant la bonne position à prendre.

Pourquoi ces stratégies opposées à l’intérieur de nous ? Serait-ce un besoin de liberté, de sécurité, d’appartenance, d’intégrité ? Il est temps de discuter avec soi pour trouver la voie prioritaire à prendre.

Si nous n’osons jamais nous opposer, nous pourrions nous retrouver plus souvent aux prises avec des relations toxiques, manipulatrices, abusives et destructrices. Être totalement dévoué à l’autre sans pouvoir mettre de limite permet trop souvent l’abus et nous en sommes « co-responsable » car nous n’avons pas pu l’empêcher par un « non ».

 

Si nous sommes plus justes avec nous mêmes, nous sommes plus justes avec les autres.

La relation s’en porte mieux.  Si j’assume ma voie et je ne suis pas déçu de ce que je fais, je me respecte, je crée ma limite et ma sécurité. Ce que pense l’autre appartient à l’autre.

Cela renforce la confiance et l’affirmation de soi.

 

Et la culpabilité alors ?

 

L’attitude la plus gênante sera sans doute la culpabilité que l’on éprouve après le NON.

La culpabilité est un état d’esprit déstabilisant qui mène à une perte d’objectivité. Elle nous cristallise dans l’action (nous avons l’impression de ne pas pouvoir changer le cours des choses, nous nous sentons nuls, non existants). Cela nous empêche de nous remettre en question et crée une vision pessimiste de nous et de l’avenir. Pour sortir de ce tourbillon infernal, mieux vaut s’axer sur la notion de responsabilité : Tirer des enseignements de cette situation, observer les éléments comme une possibilité d’apprendre sur la vie, et devenir acteur de changement, en osant adopter une attitude différente. Et se donner le droit de se faire aider par quelqu’un de la profession d’aide : un coach, un thérapeute peut vous aider à mettre en place les limites et éloigner la culpabilité.

Accepter de prendre des risques ou de vivre des échecs permet aussi de se libérer de la culpabilité et c’est pourquoi le renforcement de son estime et la foi en ses propres capacités de rebondissement sont des savoir être à développer !

 

Quelques pistes pour pouvoir dire NON.

 

  • Prenez le temps de réfléchir à la réponse que vous allez donner. Ne vous précipitez pas : vous avez le temps d’analyser cela. Demandez un délai. Observez ce qui se passe en vous, pesez le pour et le contre. Laissez vous guider par votre intuition.
  • Exprimez vos raisons, vos opinions, vos sentiments : «  Je préfère… » «  J’ai moi aussi envie de … » «  J’ai la sensation d’être abusé (e) » « Je me sens mal »…
  • Vous êtes en droit de refuser, ne vous excusez pas. Si vous avez exprimé vos raisons, il n’y a aucune justification ou excuse à donner sinon vous risquez l’embarras. Cela ne fait pas de vous une mauvaise personne mais quelqu’un qui SE respecte !
  • Pour être une bonne personne pour les autres, pensez à vous en premier, de façon à être pleinement satisfait. Dans ce cas, vous êtes rempli de choses à partager, et prêt à donner votre énergie et votre temps aux autres : ne faites donc pas passer leurs besoins ou leurs objectifs avant les vôtres, et restez votre priorité.
  • Développez la communication assertive. Pour cela, je m’inspire de Don Miguel Ruiz et de ses fameux accords toltèques.
  • Une parole impeccable : c’est toujours dire ce que nous pensons de façon authentique, en parlant de nous même. C’est être en amour pour soi, sans jugement, avec vérité.
  • Ne rien prendre de façon personnelle : Nous ne sommes responsables que de nous même. Ce que disent les autres leur appartient, appartient à leur histoire, à leurs constructions. Ne pas se sentir concerné par la réaction de l’autre nous permet de ne pas nous sentir victime.
  • Ne pas faire de supposition : C’est avoir le courage de demander des explications sur la réaction de l’autre face à ce que vous proposez. C’est demander ce qu’il ressent, ce qu’il vit et ajuster le discours pour le rendre le plus respectueux possible. Ne pas comprendre à la place de l’autre permet de sortir du soin à l’autre sans qu’il l’ait demandé, et de ne pas être sauveur.
  • Faire toujours de son mieux : et s’en persuader, permet de sortir de la culpabilité, de la frustration et des regrets. S’en persuader, c’est aussi se convaincre que nous sommes une belle personne même si nous n’avons pas répondu positivement à une demande. Nous ne sommes pas égoïstes, nous ne pouvons pas répondre pour de multiples raisons qui sont justes pour nous donc pour autrui aussi.

 

 

Vous êtes en face de quelqu’un qui ne sait pas dire NON,  vous pouvez l’aider !

 

Dans nos relations, nous sommes tous confrontés à une personne qui ne sait pas dire non, nous pouvons aussi donc lui faire prendre conscience qu’elle a ce droit : demandez lui :

 

  • de bien réfléchir, de prendre le temps pour donner une réponse
  • de donner son avis et son ressenti sur cette demande et la rassurer que tout va bien pour vous si elle refuse, que vous êtes responsable de la situation et que vous trouverez une alternative.
  • Dites-lui que cela ne change rien à votre relation, elle peut être dans la culpabilité de ne pas répondre et se sentir une mauvaise personne ou la peur de vous décevoir et de perdre votre affection.

 

Oser un « non »  pour se dire « oui » à soi est une attitude qui va permettre de renforcer sa sécurité intérieure et son amour propre, se donner une autorisation, se faire exister là où l’autre n’a peut être pas conscience d’abuser. Cette personne va devoir trouver une autre solution… et alors, ce n’est pas si grave, c’est peut être même essentiel pour son apprentissage !  C’est donc essentiel de s’en rendre compte et d’ajuster son comportement pour le bien de toutes nos relations. Nous sommes plus forts, plus libres, plus fiers de nous.

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